‹ Expose des titres scientifiques du docteur J. -M. CharcotChapitre 58 sur 59 · Contribution à V étude de la migraine ophthalmique · texte numérisé non relu

Contribution à V étude de la migraine ophthalmique

par Ch. Féré.

[Revue de médecine, 1881, p. 625.) 105. — Du cancer de la vessie, par Ch. Féré, 1881,

106. — Note sur la maladie de Ménière, et en particulier sur son traitement par la méthode de M. Charcot, par Ch. Féré et A. Demars.

[Revue de Médecine, 1881, p. 796.)

107. — Etudes cliniques sur Vhijstéro-épilepsie ou grande hystérie, (Ouvrage récompensé par l'Institut, Acadénaie des Sciences, prix Montyon, 1882), par leD' P. Richer.

Lettre préface adressée à M. le D'' Richer, par M. Charcot à propos de la publication des Etudes cliniques sur l'hystéro-épilepsic;

Mon cher Richer,

Vous avez mis votre talent d'artiste, ainsi que vos qualités d'observateur consciencieux et saga ce, au service d'une bonne cause ; vous avez voulu contribuer à établir, une fois de plus, que la névrose hystérique n'est pas, comme beaucoup l'affirment encore, même

parmi nous, en France, contrairement aux enseignements de Briquet « un Protée qui se présente sous mille formes et qu'on ne peut saisir sous aucune », une maladie hétéroclite, composée de phénomènes bizarres, incohérents, toujours changeants, inaccessible, par conséquent, à l'analyse et qui ne pourra jamais se soumettre aux investigations méthodiques.

En raison du but que vous vous proposiez surtout d'atteindre, vous vous êtes attaché volontairement à considérer non pas la maladie totale, mais seulement quelques-uns de ses principaux épisodes. Par le temps de rénovation où nous sommes, je crois la méthode fort recommandable. Il ne me paraît pas douteux, en effet, que ces grands épisodes, minutieusement étudiés, profondément fouillés, conformément aux méthodes scientifiques qui vous ont constamment guidé,. seront les meilleurs documents à utiliser, lorsqu'il s'agira, quelqiie jour, de reconstituer sur des bases nouvelles l'histoire tout entière. Quoi qu'il en soit, dans vos études relatives à l'attaque hystérique, il vous a été permis de montrer que là, pour le moins, rien n'est livré au hasard ; que tout se passe, au contraire, suivant de certaines règles bien déterminées, communes à la pratique d'hôpital, et à celle de la ville, valables pour tous les temps, pour tous les pays, chez toutes les races ; règles dont les variations mêmes n'affectent en rien l'universalité, puisque ces variations, quelque nombreuses qu'elles puissent paraître, se rattachent toujours logiquement au type fondamental.

Vous avez regardé l'hystérie de trop près pour méconnaître que la simulation y est chose fréquente. Mais, vous avez pensé avec raison, que cette source d'erreurs, si fort redoutée de quelques-uns, n'est, à tout prendre, qu'un épouvantail qui, au grand détriment des malades, retient souvent les timides sur le seuil d'un des plus grands chapitres de la pathologie nerveuse. N'appartient-il pas, en effet, au médecin véritablement instruit dans ces matières de savoir dépister la fourberie partout où elle se produit et dégager des symptômes réels, faisant foncièrement partie de la maladie, les symptômes simulés que l'artifice des malades y surajoute? C'est ainsi que, prenant pour exemples « l'anesthésie », « l'achromatopsie », «le

transfert », « les oscillations consécutives », vous avez très justement fait ressortir que ces phénomènes vulgaires de l'hystérie, aujourd'hui connus jusque dans leurs moindres détails, et ramenés même, pour la plupart, à leur condition physiologique, constituent désormais, soit qu'on les envisage dans leurs relations réciproques, comme une trame serrée, dont les mailles étroites, impénétrables ne sauraient céder la moindre place aux créations de la fantaisie et du caprice.

A propos de ces mêmes phénomènes, exposant les résultats des nombreuses « observations de contrôle » que nous avons poursuivies ensemble, dans le cours des trois dernières années, vous avez pu réduire à sa juste mesure le rôle de « l'attention expectante » et vous avez rendu manifeste que l'influence de cet agent psychique sur le développement et l'évolution des symptômes hystériques, tout incontestable et puissante qu'elle soit, a été cependant singulièrement exagérée par quelques auteurs, plus préoccupés évidemment du côté spéculatif, que de la réalité objective des choses.

Enfin, amené à parler des faits d'hypnotisme nouvellement remis à l'étude, faits qui confinent de si près à l'histoire de l'hystérie, vous avez, ce me semble, bien caractérisé la méthode qui doit présider à ce genre de recherches destinées à porter la lumière dans une foule de questions non seulement de l'ordre pathologique, mais encore physiologique et psychologique, autrement presque inaccessibles, « au lieu de nous lancer », avez-vous dit, entre autres, « à la poursuite de l'extraordinaire, comme l'ont fait beaucoup d'observateurs qui se sont occupés de la matière, nous avons cru mieux servir la science, en cherchant surtout les signes diagnostiques, physiques et facilement appréciables des divers états nerveux produits, en nous renfermant d'abord dans l'étude des faits les plus simples et les plus grossiers, en n'abordant qu'ensuite et avec beaucoup de circonspection, les faits un peu plus complexes et j'ajouterai même en négligeant complètement, du moins provisoirement, ceux d'une appréciation beaucoup plus difficile, qui, pour le moment, ne se rapprochent par aucun liensaisissable aux faitsdéjà connus. » Cela est excellent. Vous auriez pu ajouter, en manière de corollaire, que la méthode par vous préconisée a porté ses fruits, car, à l'heure qu'il est, en pré-

sence de l'évidence des faits, le scepticisme prétendu scientifique que quelques-uns semblent affecter vis-à-vis de ces éludes, ne saurait plus être considéré que comme un scepticisme purement arbitraire, marquant à peine le parti pris de ne rien entendre et de ne rien voir.

En somme, mon cher Richer, sur tous les points que vous avez touchés, vous avez, si je ne me trompe, fourni à l'appui de la thèse que vous défendez des preuves qui me paraissent de nature à entraîner la conviction des plus rebelles. Aussi je me sens fort à l'aise pour recommander votre livre à l'attention de tous ceux de nos confrères qui s'intéressent aux progrès de la neuro-pathologie et je lui souhaite de grand cœur le succès qu'à mon avis il mérite d'obtenir, J. M. Chajrgot.

31' décembre 1880.

108. — Contribution à V étude des troubles fonctionnels de la vision Ipar lésions cérébrales, par Ch. Féré.

(Thèse de Paris, 1882.)

109. — Notes pour servir à Vhistoire de Vhystéro-épilepsie, par Ch. Féré.

[Arch. de Neurologie, 1882.)

110. — Note sur un cas d'hémiplégie avec paraplégie spasmodique,

par Ch. Féré.

^Arch. de Neurologie, 1882.)

1 1 1 . — Description de quelques pièces relatives aux lésions osseuses et articulaires des ataxiques, conservées au musée anatomopatJiologique de la Salpêtrière, par Ch. Féré.

{Arcli. de Neurologie, 1882.)

i 12. — Des troubles nerveux observés chez les diabétiques, par Bernard et Féré.

{Arch. de Neurologie, 1882.)

1/|3. — Contribution à r étude des maladies aiguës du cœur chez les vieillards, par Ch. Féré.

{Revue de médecine, 1882.)

-1.14, — Paralysie pseudo-bulbaire, par lésion cérébrale bi-latérale,

par Ch. Féré.

{Revue de médecine, 1882.)

115. — Ataxie héréditaire, maladie de Friedreich, sclérose diffuse de la moelle et du bulbe, par Ch. Féré.

{Progrès médical, 1882.)

— ]>fote pour servir à Vhistoire des dégénérations secondaires du pédoncule cérébral, par Ch. Féré.

{Société de Biologie, 1882.)

117. — Deux observations d'angine de poitrine dans Vhijstérie,

par P. Marie,

{Revue de médecine, 1882.)

1 18, — Cmtribution à V étude du sommeil pathologique, par Ballet.

[Revue de médecine, 1882.)

119. — Note sur Vétat de la pupille chez les épileptiques en dehors

des attaques, par Marie.

(Arch. de Neurologie, 1882.)

120. — De la maladie de Menière considérée principalement au point de vue de son traitement (sulfate de quinine et salicylate de soude), par Nakachian.

(Thèse de Paris, 1882.)

121 . — Note sur un cas d'anomalie asymétrique du cerveau, par Gti. Féré.

{Arcli. de Neurologie, 1883.)

Page 1