‹ Exposé des titres scientifiques du Dr A.T. Chrestien agrégé de la Faculté de médecine de Montpellier pour sa candidature à la chaire de thérapeutique et de matière médicale vacante par la mort du Professeur GolfinChapitre 1 sur 1 · Exposé des titres scientifiques du Dr A.T. Chrestien agrégé de la Faculté de médecine de Montpellier pour sa candidature à la chaire de thérapeutique et de matière médicale vacante par la mort du Professeur Golfin · texte numérisé non relu

Exposé des titres scientifiques du Dr A.T. Chrestien agrégé de la Faculté de médecine de Montpellier pour sa candidature à la chaire de thérapeutique et de matière médicale vacante par la mort du Professeur Golfin

J’aurais été heureux de voir exaucé le vœu formé par le savant Professeur dont la chaire est vacante ; mais puisque, malgré les éloges publiquement donnés à ce vœu par l’éloquent interprète desfflgrrrte~ët du deuil de la Faculté, sur les bords mêmes de la tombe du regrettable défunt ; puisque , malgré le désir exprimé par la Faculté tout entière^de voir rétablir le concours pour le Professorat^ et favorablement accueilli par le chef de l’État, le décret organique du 9 Mars 1852 va être mis en vigueur, et les prétendants à la chaire de

Golfin doivent présenter leurs titres , voici, sans plus de préambule, ceux que je crois avoir le droit d’invoquer :

A. 34 ans de doctorat, puisque j’obtins ce titre le 25 Mars 4829;

B. 5 années de service médical dans la marine royale, où j’entrai immédiatement, et d’où je ne sortis qu’en 1834;

C. 6 ans de fonctions gratuites, en qualité de médecin de l’Œuvre de la Miséricorde (du 4 Mai 1835 au 11 Décembre 1840);

D. 20 ans de fonctions gratuites, en qualité de médecin des Écoles et Salles d’asile (du 19 Septembre 1842 jusques à aujourd’hui;

E. 12 ans d’Agrégation (de 1843 à 1855), pendant lesquels j’ai remplacé, à trois reprises différentes, le Professeur de clinique chirurgicale, et j’ai été chargé du cours d’accouchement, à la mort du Professeur Delmas;

F. 5 ans de fonctions de médecin-inspecteur, aux Eaux thermales de Balaruc (de Mai 1844 à la fin de 1849).

En dehors des devoirs que m’ont imposés les différentes fonctions “ci-dessus énumérées, j’ai publié un certain nombre de f travaux dont voici les dates successives , et en tête desquels doivent figurer certains qui sont antérieurs à mon doctorat :

1 ° Lettres sur la Faculté de médecine de Montpellier.

(Nouvelle Bibliothèque médicale ; Avril , Juin et Août 4826.) (4).

2° Observation d’une fièvre maligne jugée favorablement, au 40 e jour, par un abcès critique qui s’est vidé par le'conduit auditif externe du côté droit, (j Éphémérides médicales de Montpellier , t. VII, p. 263, année 1828. ) (2).

3° Compte-rendu de quelques leçons du Professeur Lordat. (Mémorial des hôpitaux du Midi, t. II, p. 57, année 1830.) (3).

4° Observation d’une fièvre intermittente triple-tierce survenue à la suite d’une hémorrhagie utérine, et guérie par le camphre et l’opium administrés d’après la méthode iatraleptique. (Gazette Médicale de Paris, année 1834, p. 247.) (4).

(1) Si ces lettres sont signées d, c’est que le docteur Jolly, rédacteur principal de ce Recueil scientifique, crut devoir substituer cette lettre grecque à mon nom, pour ménager, m’écrivait-il, mon indépendance. Quant à moi, qui n’étais guidé, dans la publication de ces lettres, que par le désir d’imiter la Faculté de Paris, sur l’enseignement de laquelle la Nouvelle Bibliothèque médicale avait déjà publié plusieurs lettres, j’aurais bien mieux aimé que mon nom figurât au bas des miennes, pour prouver à mes maîtres que je suivais leurs leçons avec fruit, et avais le courage de les opposer à celles des Professeurs de Paris.

(2) J’étais alors chef de clinique médicale adjoint.

(3) J’étais déjà entré dans la marine royale, quand je publiai ce compte-rendu sous forme de Lettre; mais j’étais venu, au sein de ma famille, profiter d’un congé de convalescence, après une'fièvre pernicieuse que j’avais contractée à Navarin.

(4) Cette publication, ainsi que les 4 suivantes, eurent lieu pendant un assez long séjour que je fis à Paris, en quittant le service médical de la marine royale, et prouvent que les plaisirs de la Capitale ne m’absorbèrent pas en entier.

5° Mémoire sur l’emploi» de la digitale pourprée d’après la méthode iatraleptique. ( Revue Médicale , Mai 1834 ,

6° Mémoire sur up nouveau cas de trachéotomie pratiquée avec succès dans la période extrême du croup. (\ Archives générales de médecine, année 1834.)

7° Nouvelles Rechérchés sur les différents modes d’emploi des préparations d’or. ( Gazette Médicale de Paris, année 1834, p. 498.)

8° De l’emploi des préparations d’or dans le traitement de quelques maladies lymphatiques. ( Bulletin général de thérapeutique, t. VII, p. 41, année 1834.)

9° Étude du choléra-morbus à l’usage des gens du mondé.

( Opuscule publié en 1835, alors que ce fléau menaça notre ville, pour la première fois), et parvenu aujourd’hui à sa 4 me édition.

10° Discours prononcé à l’ouverture de mon cours annuel de maladies des femmes (1837).

11° Discours prononcé à l’ouverture de mon cours annuel d’accouchements (1838).

12° Parallèle des affections inflammatoires et des affections catarrhales. ( Thèse de concours pour VAgrégation, en 1839.)

13° De la dilatation brusquée du canal de l’urètre. (Journal des connaissances médico-chirurgicales, Octobre 1839.)

14° Ligature et Résection d’un polype utérin trèsvolumineux. (Bulletin de l’Académie royale de médecine, t. III, p. 935, année 1839. )

15° Influence des travaux et des découvertes anatomi-

ques, depuis Vésale, sur lès progrès def la pathologie chirurgicale. (Thète de concours pour le Professorat, en 1840, rééditée avec des notes, en 1853.)

16° Discoürs prononcé à l’ouverture de mon cours annuel de maladies des enfants (1841).

17° De la percussion et de l’auscultation dans les maladies chirurgicales. ( Thèse de concours pour le Professorat, soutenue à Paris , le 20 Juin 1842, et dédiée à VÈ COLE de Montpellier. )

18° Des maladies chirurgicales endémiques. ( Thèse de concours pour VAgrégation, soutenue le 4 Janvier 1843.)

19° Traduction d’un mémoire espagnol sur la morve chez l’homme et les animaux. ( Bulletin de VAcadémie royale de médecine, t. VIII, p. 810 et 930, année 1843.)

20° Observation de phlegmasia alba dolens chez un homme. ( Bulletin de VAcadémie royale de médecine, t. IX, p. 173, année 1844.)

21° De laLithotritie chez les jeunes enfants. (La Clinique des hôpitaux des enfants,’ 15 Septembre 1844.)

22° Blessure de l’un des rameaux calèanéens fournis par l’artère tibiale postérieure, ligature de cette artère d’abord, et de la crurale ensuite. (Journal de chirurgie , par M. Malgaighe, t. Il, p. 373, année 1844.)

23° et 24° Communication faite, à l’Académie de médecine, de deux cas de monstruosité humaine, sur l’un desquels il fut fait un rapport par Capuron, dans la séance du 3 Février 1846. (Bulletin de VAcadémie royale de médecine, t. X, p. 506, et t. XI, p. 461, en 1845 et 1846.)

25° Observation de hoquet opiniâtre. (Bulletin de VAcadémie royale de médecine, t. XI, p. 498 , année 1846.)

26°, 27° et 28° Les articles avortement, maladies vermineuses et scrofuleuses qui se trouvent dans Y Encyclopédie du XIX e siècle.

29° Un rapport sur lesEaux thermales de Balaruc, renvoyé, par M. le Ministre de l’Agriculture et du Commerce, à l’Académie royale de médécine qui le discuta longuement dans sa séance du 27 Juillet 1847.

30° Déterminer l’action des médicaments administrés à haute dose, et les cas dans lesquels ils doivent être préférés. (Thèse de concours pour le professorat, en 1848.)

31° Examiner , au point de vue critique, l’état actuel de la science~et de la pratique obstétricales. (Thèse de concours pour le professorat, en 1848. )

32° Parallèle des maladies aiguës et des maladies chroniques, au point de vue de la clinique médicale. (Thèse de concours pour le professorat, en 1848.) .

33° Exposition sommaire des principales doctrines médicales (1850).

34° De l’application des sciences physiques et chimiques à la pathologie et à la thérapeutique générale ; en apprécier les avantages et les inconvénients (1850).

35° Compte-rendu de la clinique chirurgicale de l’Hôtel- Dieu de Montpellier, pendant les mois de Septembre et Octobre 1850.

36° Observations de clinique médicale (1852).

37° De l immunité et de la Susceptibilité morbides, au point de vue de la clinique médicale. (Thèse de concours pour le professorat, en 1852.)

38° De l’innocuité du seigle ergoté, quand il est bien

administré. Lettre à l’Académie impériale de médecine de Paris (1855.)

39° Des cautères et de leur valeur thérapeutique (4856).

40° Cours de chimie médicale et de pharmacie, l re livraison. (Discours d’ouverture, 1856.)

41° Biographie du docteur J.-A. Chrestien (4856).

42° Observations ayant pour but d’éclairer le traitement de la fièvre puerpérale (4859).

43° Lettre à M. le docteur Moutet sur la lithotritie chez les enfants (4859).

44° Que doit être l’enseignement de la physiologie dans une Faculté de médecine? (4859).

45° De l’innocuité du seigle ergoté, quand il est administré à propos ; 2 me et 3 me lettres à l’Académie impériale de médecine de Paris (1860).

46° De l’efficacité du péroxyde de fer contre les hémorrhagies passives (1861).

47° Lettre sur le meilleur moyen d’employer la belladone pour faire rentrer les hernies étranglées, et éviter toute opération sanglante (1862).

48° Nouvelle édition de la Méthode iatraleptique de mon oncle, entièrement refondue et considérablement augmentée. Ce travail, commencé depuis bien long-temps, a été interrompu par mes divers concours, la vie errante que j’étais obligé de mener quand j’étais médecin-inspecteur des thermes de Balaruc, et plusieurs autres circonstances. Malgré cela, j’ai déjà fait imprimer 26 feuilles qui font 416 pages grand in-8°.

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De cette énumération chronologique il résultera peutêtre que certains reprocheront à beaucoup de mes opuscules de ressortir à la chirurgie ; mais le temps n’est plus où le chirurgien était un simple manœuvre que dirigeait l’intelligence du médecin. Grâce à l’enseignement simultané de la médecine et de la chirurgie dans une même Faculté, tout chirurgien doit être aujourd’hui médecin ; et la thérapeutique, aussi bien que la matière-médicale, ne doivent pas lui être étrangères. Au reste, en mettant de côté mes publications chirurgicales," ne puis-je pas présenter un faisceau de publications médicales (et j’ose mêmedire de publications thérapeutiques), suffisant pour montrer mon aptitude à la chaire vacante?

Ne puis-je pas invoquer, en effet, mon Mémoire sur l’emploi delà digitale pourprée d’après la méthode iatraleptique ;

Mes nouvelles recherches sur les différents modes d’emploi dés préparations d’or ;

Mon Mémoire sur l’emploi des préparations d’or dans le traitement de quelques maladies lymphatiques;

Mon Observation de hoquet opiniâtre ;

Mon Rapport sur les Eaux thermales de Balaruc ;

Mes Observations de clinique médicale ;

Mon Exposition sommaire des principales doctrines médicales ;

Mes Observations ayant pour but d’éclairer le traitement de la fièvre puerpérale ;

Mon Mémoire sur l’efficacité du péroxide de fer contre les hémorrhagies passives ;

Ma Lettre sur le meilleur moyen d’employer la belladone pour faire rentrer les hernies étranglées ?

Mais les travaux que j’offre avec le plus de confiance comme titres spéciaux à la chaire de thérapeutique et de matière-médicale sont: 1° la thèse que j’eus à soutenir dans le concours pour la chaire de pathologie et de thérapeutique générales, qui a tant d’affinités avec celle qui est aujourd’hui vacante : « De l’application » des sciences physiques et des sciences chimiques à la » pathologie et à la thérapeutique générales ; »

2° Cette autre thèse, .que j’avais déjà soutenue, en 1848, dans un concours pour une chaire de clinique médicale, et dans laquelle j’avais eu à déterminer Vaction des médicaments administrés à haute dose t et les cas dans lesquels ils doivent être préférés ;

< 5° Enfin le discours d’ouverture au cours de chimie médicale et de pharmacie , que j’ai publié en 1856, et dans lequel, tout en blâmant les prétentions exagérées de certains chimistes pour expliquer non-seulement les maladies, mais encore même la vie , je fis ressortir l’indispensable - nécessité des connaissances chimiques pour l’étude de la pharmacologie, avec laquelle ont tant de rapports la thérapeutique et la matière-médicale.

Je ne sais si quelqu’un des honorables Confrères qui aspirent, comme moi, à la chaire si dignement occupée par le Professeur Golfin, présentera un plus grand

nombre de travaux ; mais je doute qu’aucun d’eux puisse invoquer une carrière médicale plus scrupuleusement vouée à la science.

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