Mémoire sur la terminaison des bronches (avec planches
[Bulletins de la Société anatomique , année 1839.)
Ce travail a pour but de bien faire connaître le mode de terminaison des bronches. J’établis, par une série de procédés, que ces canaux, ainsi que Reissensen l’avait indiqué, se terminent par des
ampoules cœcales, ne communiquant pas entre elles, ainsi que Bourgery le prétendait. Des résultats analogues ont été obtenus à la même époque et presque en même temps par le professeur Burgrave (de Gand) et Lereboulet (de Strasbourg).
3. Recherches sur l'existence des glandes tègumentaires chargées de sécréter la sueur.
(i Comptes rendus de VAcadémie des sciences, année 1841, t. XIII, p. 384.)
En 1834, le professeur Breschet publia, dans le numéro de septembre des Annales des sciences naturelles , un mémoire intitulé : Nouvelles recherches sur la structure de la peau. Dans ce travail, ce professeur décrivait, sous le nom Aappareil diapnogène et de canaux sudorifères , les glandes cutanées chargées de la sécrétion de la sueur. Pour l’étude de ces organes, cet anatomiste conseillait un procédé inefficace; c’est pourquoi ces glandes n’avaient été trouvées par aucun anatomiste de Paris, et leur existence était fortement contestée. Par suite de laborieuses recherches, j’ai démontré que ces glandes existent dans la paume des mains, dans le cuir chevelu, sur toute la surface du corps, et qu’elles sont d’un volume considérable dans la région de l’aine et de l’aisselle. J’ai indiqué un procédé de préparation facile et commode.
Ces organes ont été montrés aux professeurs Serres et de Blainville. J’ai présenté le résumé de mes recherches à la Société anatomique, et, afin de mieux faire apprécier quelle pouvait être alors l’importance de mon travail, je citerai les paroles de M. le professeur Gosselin, qui, en rendant compte des travaux de la Société anatomique pour l’année 1841, s’exprimait ainsi : « M. Giraldès » nous a fait part de ses recherches sur les canaux et les glandes » sudoripares de la peau, recherches qui, confirmatives à celles de
» M. le professeur Breschet, auront contribué à lever les doutes » sur l’existence de ces organes, en supposant que ces doutes vien- » nent un jour à disparaître pour tous les anatomistes.» (. Bulletins de la Société anatomique , 1841, p. 331.)
En 1850, Rolliker, dans son livre Mikroskopische anatomie oder gewebelcrhee des Menschen, etc., Il 6 volume, p. 173, parlait favorablement de ce procédé : « Ce mode de traitement, dit-il, d’après » Kause, serait très-avantageux, attendu qu’il donne aux glandes » une couleur jaune qui les fait parfaitement ressortir sur le reste » de la peau. » (Kolliker, Éléments d!histologie humaine , traduit par Béclard et Sée, 1855, p. 180.)
4. Mémoire sur quelques points de l’anatomie chirurgicale de la région mammaire.
{Mémoires de la Société de chirurgie, t. II.)
Dans ce travail, est minutieusement décrite la capsule fibreuse de la glande mammaire et l’aponévrose, qui, à la manière d’un ligament, fixe cette glande à la clavicule et lui constitue un véritable ligament suspenseur. J’indique avec soin les conséquences pratiques qui découlent de tous ces détails et je montre combien leur connaissance est importante pour comprendre la marche des suppurations superficielles ou profondes de la mamelle.
Je signale encore le développement considérable, pendant la gestation, des canaux lymphatiques de cet organe et du réseau lymphatique qu’on trouve dans toute l’étendue de la base de la glande, ainsi que Kolpin l’avait déjà fait représenter. C’est assurément par erreur que, dans ces derniers temps, on a voulu donner ce fait anatomique comme une découverte appartenant à un anatomiste contemporain.
Après avoir étudié la distribution et les dispositions des conduits sécréteurs de la mamelle, je démontre comment la dilatation de ces canaux est le point de départ des principaux kystes de la glande, opinion introduite dans la science par l’autorité d’un grand maître, sir Benjamin Brodie.
5. Mémoire sur l’anatomie et la pathologie du sinus maxillaire.
(Mémoire couronné par l’Académie des sciences, prix Montyon, 1838.)
Ce travail, résultat de reeherches longues et laborieuses, m’a permis de déterminer avec précision plusieurs points mal définis de l’anatomie de cette région, tels que l’ouverture de communication du sinus avec les fosses nasales et la structure de la membrane de ce sinus. J’ai démontré que l’ouverture en question est unique, qu’elle est toujours placée dans un point invariable, et que celle qu’on décrit dans les livres classiques les plus récents comme placée dans le méat moyen est le résultat d’un travail pathologique.
Faisant l’application de ce fait à la chirurgie, j’ai démontré que le cathétérisme du sinus maxillaire est une opération impossible ; que la membrane muqueuse de cette cavité offre un très-grand nombre de glandes, et que leurs conduits, en se dilatant, constituent des kystes.