Recherches cliniques sur l’amylène
(Mé.r.oire lu à l’Académie impériale de médecine. Bull, de l’Acad., t. XXII.)
En 1857, l’amylène, nouvel agent anesthésique, venait d’être conseillé comme succédané du chloroforme. Repoussé par les uns,
admis avec enthousiasme par les autres, l’utilité clinique de cet agent était restée douteuse. Nous avons cherché, par une série d’expériences, à en connaître la valeur. Le résultat de ces recherches a été lu à l’Académie impériale de médecine. Ce travail est le résumé de plus de cent observations cliniques dans lesquelles l’amylène a été administré chez des enfants; elles établissent que l’amylène pur, bouillant à 29 ou 30 degrés aréom. Baumé, est un anesthésique très-bon dans les circonstances où l’on a besoin d’une anesthésie fugace.
1 1. Rapport à la Société de chirurgie sur le mémoire de M. Monsel:
Des avantages du persulfate de fer sur le perchlorure comme
agent hémostatique.
[Bulletin de la Société de chirurgie.)
Dans ce rapport, nous avons essayé de montrer par une série d’expériences instituées sur les animaux à l’école d’Alfort, que le persulfate de fer, comme agent hémostatique, n’était pas supérieur au perchlorure, ainsi que M. Monsel le prétendait.
18. Note sur les abcès laiteux de la mamelle chez les enfants nouveau-nés.
(Velpeau, Traité des maladies du sein, 2 e édition.)
Depuis les recherches de Camper, de MM. N. Guillot et Gubler, on connaissait le fait curieux d’une sécrétion laiteuse chez les enfants nouveau-nés. J’ai montré, en me fondant sur un grand nombre de faits, recueillis dans mon service, que cette sécrétion donnait lieu parfois à la formation d’abcès dont j’ai essayé de tracer l’histoire. Le professeur Velpeau a bien voulu insérer le résumé de
-limes recherches dans la seconde édition de son Traité des maladies du sein.
19. Note sur les kystes congénitaux des organes de la génération.
{Mémoires de la Société de biologie , t. II, 3 e série, p. 150.)
D’après un grand nombre de faits, j’ai montré que les kystes congénitaux de l’ovaire sont plus fréquents qu’on ne pourrait le croire; que ces kystes atteignent même quelquefois un volume assez considérable au moment de la naissance; qu’on trouve aussi à la même époque des tumeurs du même genre dans l’épaisseur du cordon spermatique.
De tous ces faits réunis, j’ai conclu : que beaucoup de kystes de cette région sont d’origine congénitale, et qu’on doit en tenir compte, lorsqu’il est question de remonter à l’étiologie de ces tumeurs.