Des bactériens dans l’érysipèle
(Voy. Société de biologie, 1870, p. 164.)
Dans son intéressante thèse sur la pathogénie et l’anatomie pathogénique de l’érysipèle (thèse de Bordeaux,
de Pitoy (Paris, 1873), on accorde la priorité à Hueter, non seulement pour la publication, mais même pour la découverte. En eflet, on a partout répété, et Nepveu lui-même l’a écrit d'après Pitoy, que le travail de Hueter avait paru en 1868 dans le Medicinisches Centralblatt. OrléCe/ttralblatt de 1868 ne contient que deux mémoires de Hueter, le premier (u“ 12, p. 177) intitulé Pilssporen in den Geweben und im Blutbei gangrœnadiphteritica,, le deuxième (n” s 34 et 35, p. 531 et 547), en collaboration avec Tommasi, Ueber Diphteritis. Dans ces deux travaux, il n’est nullement question de l’érysipèle. Ce n’est qu’en 1869, à la réunion des médecins de Greifswald, le 5 juin, qu’Hueter a abordé la question de l’érysipèle. Sa communication est résumée dans le numéro du 16 août 1869 du Berliner klinische Wochenschrift. Il rappelle que,
l'année précédente, il a trouvé et décrit des organismes particuliers, les Monas crepusculum, dans les plaques diphthéritiques des plaies. Pour lui, ces organismes sont identiques à ceux que l’on rencontre dans la diphthérie du pharynx, mais diffèrent totalement des vibrions septiques de Pasteur. Dans la sérosité des phlyctènes érysipélateuses, il a retrouvé ces mêmes organismes en quantités considérables. L’érysipèle lui paraît donc devoir être considéré comme une dipbtbérie diffuse des téguments. Des phlyctènes, les Monas passent dans le sang et de là dans l’urine, où ils arrivent vivants. Il montre des préparations d’urine d’érysipélateux et des préparations de dipbtbérie, contenant un certain nombre d’organismes identiques.
« Ainsi, quoique la publication d’Hueter soit antérieure de quelques mois, mais non de deux ans, à celle de Nepveu, la découverte de Nepveu a précédé de plus d’un an celle de Hueter. D’autre part, Hueter n’a pas vu ses Monas que dans l’urine et les phlyctènes, milieux où se trouvent bien des causes d’erreur. Les. Monas, dans la classification d’Ehrenberg, représentent des organismes de dimensions assez considérables, différant des bactéries. En assimilant ses « corpuscules » au Bacterium punctum., Nepveu se rapproche bien plus de la réalité. Ses rer cherches, antérieures à celles d’Hueter, offrent en outre une précision beaucoup plus grande. »
Plus loin, le même auteur ajoute {p. 88) :
« La recherche des bactéries dans le sang des érysipélateux a été faite par de nombreux expérimentateurs. La priorité de ces recherches appartient incontestablement à Nepveu.
« Dès le mois de février 1868, en examinant le sang pris au moyen d’une piqûre au doigt, chez une femme atteinte d'érysipèle opératoire de la région mammaire, Nepveu trouva dans le champ du microscope quelques bactéries identiques au Bacterium punctum d’Ehrenberg. »
ige. Voici son Observation :
le H...., dix-sept ans., avait été mordu à la face; je était très nette; le nerf sous-orbitaire, con- , offrait une légère prolifération conjonctive; il itré de leucocytes à son entrée dans le ganglion L’infiltration du ganglion de Casser par les ilanches était très prononcée. Les cellules ganes elles-mêmes étaient altérées dans leur forme, me et leur composition anatomique. De plus la pinière et la moelle allongée étaient fortement nnées. Enfin il y avait une prolifération conjonc- ■ès notable dans les glandes salivaires.
et d’une troisième, dans le volume publié par l’auteur (Mémoires de chirurgie, 1880, Delahaye), et alors considérablement
En 1872, l’auteur décrivait dans un premier chapitre les tumeurs perlées testiculaires et Yépithélioma testiculaire. 11 y soutenait cette vue que les tumeurs perlées testiculaires naissent de l'épithélium testiculaire; les kystes qui les accompagnent ont pour origine les canalicules testiculaires; l’épithélioma, l’adénome, l’athérome testiculaires ont le même point de départ. Dans un deuxième chapitre, il étudiait le carcinome et le sarcome du testicule et défendait, le premier en France, l’idée de Robin, adoptée par Waldeyer, l’origine épithéliale du
Dans un troisième chapitre, il fait la première étude histologique connue du tubercule du testicule, et y décrit la granulation miliaire grise, le tubercule fibreux et la tuberculose dite disséminée (1872). Ce n’est que plus tard que Nicaise (Gazette médicale, 1873, p. 437), qu’Hayem ( Revue des sciences médicales, 1874, p. 265, t. IV), Friedlander ( Saml. klin. Vorlrœge, 1873), ont publié une étude histologique de la tuberculose testicu-
Cruveilhier avait deviné la nature tuberculose de ces lésions, mais jamais ne les avait étudiées histologiquement, jamais n’avait prouvé leur véritable nature. Quant à Virchow, il avait dans un cas de granulie généralisée chez l’enfant trouvé aussi quelques granulations miliaires dans le testicule; ce qui ne veut rien dire pour l’étude de la tuberculose testiculaire.
En 1875, dans une deuxième édition, l’auteur ajoute à cette partie fondamentale de son mémoire les études sui-
1“ Squirrhe 'du testicule (dans les Archives générales de médecine), fait personnel avec huit observations, recueillies dans la science ;
2” Fungus bénin du testicule (étude histologique); 3° Gommes testiculaires (étude histologique) ;
4" Myôme testiculaire (plusieurs cas) ;
5" Vaginalite hémorrhagique ;
6° Tumeurs du scrotum (observation inédite).