ANATOMIE PATHOLOGIQUE
Dans une série d’articles, j’ai étudié :
1° L’histoire naturelle du bacille de Hansen;
2° La pénétration du bacille de la lèpre dans les tissus et les réactions cellulaires qu’il provoque : Leprazelle ou cellule de Virchow; — Riezenzelle ou cellule géante lépreuse ; — boules bacillaires ou globi ; — Plasmazelle]
3° Les localisations du bacille de la lèpre dans les divers organes: lèpre tégumentaire, lèpre nerveuse, lèpre sensorielle; la lèpre viscérale ;
4° Les infections secondaires ;
5° La destruction du bacille dé Hansen dans les tissus, les trêves et la guérison spontanée de là lèpre;
6° Les données pratiques qui découlent de l’étude anatomique de la lèpre : le diagnostic bactério-clinique, les voies d’émission du bacille, les indications prophylactiques.
Mes recherches ont porté plus spécialement sur l’étude anatomique de la rhinite, de la glossite et de la laryngite lépreuses; sur les altérations du foie, de la rate et du testicule ; et surtout sur les modifications du système nerveux.
A. — Ce qui distingue la névrite lépreuse de celle qu’on observe dans le cours de la plupart des maladies bactériennes, c’est que l’agent microbien dont elle relève agit directement sur les nerfs, y produit des
A) Celle-ci peut être une corrélation avec l'hypoglobulie, comme dans les anémies simples. Mais le nombre des globules rouges peut être proportionnellement moins diminue que le taux de l’hémoglobine,
c) Parfois, il y a une légère hyperleucoc) avec une poussée aiguë.
et même les,matières fécales peuvent être virulents. L’urine, au contraire, ne contient pas de bacilles. La couche cornée de l’épiderme intact peut être recouverte de bacilles qui sont probablement amenés à la surface parlés follicules pileux et les glandes sudoripares.
La fréquence des lésions du testicule, du prépuce et du gland, jointe à la persistance plus ou moins durable de l’activité génitale, permet de supposer, sans qu’on puisse l’affirmer, que la cohabitation doit être un
Les preuves de la contagiosité de la lèpre sont indiscutables. Entre autres exemples probants, je citerai le suivant : un homme, originaire de Lyon, va s’établir dans une de nos colonies où la lèpre est endé-
ment indemne de la lèpre. Leur fils s’unit avec une française née dans le
n’est atteint de la lèpre. Or, ils ont cinq enfants, dont les trois premiers sont lépreux. D’hérédité, il ne peut être ici question. L’enquête à laquelle je me suis livrée paraît établir que la lèpre a été introduite dans cette famille par une négresse qui éleva l’aîné de ces enfants et qui est morte plus tard de cette maladié.
Sur les territoires où la population est très clairsemée, comme le Laos par exemple, la marche de la lèprè est facile à saisir.
En visitant les petits villages qui bordent le Nam-Ou, j’ai pu observer plusieurs petites épidémies locales dont l’étude est fort intéressante,
grants chinois, à leur entrée dans l’Indo-Chine française, doit être rangé au nombre des mesures prophylactiques les plus urgentes.
La lèpre n’est pas héréditaire au sens strict du mot. En d’autres ter-
par des dispositions analogues en ce qui concerne la prophylaxie de la lèpre. Quatre dispositions principales se retrouvent dans la plupart des lois ressortissant à ce groupe :
1“ Détention forcée des lépreux vagabonds et mendiants ;
2" Isolement des lépreux pauvres sur leur demande ou sur la
rhyperkératôse s’accompagnent de vives douleurs. Le papillome se fraye péniblement un chemin- à travers les stratifications épithéliales et l’élément apparaît au fond d’une ulcération en forme de puits garni
fissures d’où s’écoule un liquide infect sécrété par la nappe papillomateusé sous-jacente.
Une adénopathie, d’abord partielle et limitée au territoire cutané le plus éprouvé, accompagne l’exanthème pianique. Plus tard, elle se généralise, mais les ganglions en connexion directe avec les éléments éruptifs sonHoujours les plus volumineux. Ils restent ordinairement indolents et âphlegmastiques.
Le pian est une maladie chronique qui procède par poussées successives dont la durée varie de quelques semaines à plusieurs mois. Chaque reprise de l’éruption, de même que la poussée initiale, s’accompagne de phénomènes généraux, de fièvre, de céphalée et de douleurs rhumatoïdes plus ou moins accusées. L’évolution morbide peut ainsi se poursuivre pendant plusieurs années; mais toutes les manifestations cutanées, à quelque période qu’elles appartiennent, ont des caractères identiques.
La terminaison du pian, sauf complications rares, est généralement favorable. Des séquelles, dont la plus redoutable est le phagédénisme,
bres homologues, mais il existe des exceptions à la règle. Cette paralysie est toujours flasque. Elle s’accompagne d’un affaiblissement ou d’une abolition du réflexe patellaire qui est l’un des symptômes les plus précoces et les plus constants du béribéri.
La prédominance de la paralysie sur les extenseurs donne lieu à des
sur les bras et en pronation, les mains pendent verticalement et ne peuvent pas être redressées. Quand le malade est assis, la pointe des pieds est dirigée vers le sol dans la position du varus équin paralytique. Lorsqu’on imprime des secousses à la jambe, le pied ballant est porté dans divers sens et le malade ne peut pas s’opposer à ces mouvements
Cette attitude imprime à la démarche une allure spéciale. Quand la paralysie des extenseurs est peu accusée et que la pointe du pied peut encore être redressée, la marche reste assez correcte, mais elle est pé¬
nible et malaisée. Le malade, pour assurer sa stabilité, écarte instinctivement les jambes et porte la pointe des pieds fortement en dehors. Il élargit ainsi sa base de sustentation. Il soulève chaque membre avec lenteur et le laisse retomber lourdement sur lé sol. On croirait
BÉRIBÉRI