DICTIONNAIRE ENCYCLOPÉDIQUE DES SCIENCES MÉDICALES
Je serai bref sur ces deux publications ; je me bornerai à dire :
1“ En ce qui concerne la Gazette hebdomadaire , à laquelle je n’ai cessé de donner des soins assidus et de fournir une part active de collaboration depuis sa fondation à la fin de 1853, que ce journal a eu pour but spécial de contribuer à la vulgarisation de la littérature médicale étrangère et à hâter le mouvement de la science française dans les voies de progrès où elle commençaitàs’engager. J’ose espérer que, grâce au concours de savants rédacteurs, dont la plupart appartiennent aujourd’hui à la Faculté de médecine, à l’Académie ou au corps médical des hôpitaux, son but n’a pas été manqué. Nommer, parmi les anciens seulement, MM. Bouchard, Broca, Charcot, Diday,Fonssagrives, Jaccoud, Léon Le Fort, Jules Lefort, Leudet (de ftouen), Germain Sée, Marc Sée, Verneuil et Vulpian, c’est le meilleur éloge que je puisse faire de la Gazette hebdomadaire, et c’est le seul que je doive me permettre :
2°En ce qui regarde \e Dictionnaire encyclopédique, que c’est une œuvre
conçue sur un plan dont la largeur n’avait pas encore été égalée. Elle est complète sur Xhistoirede la médecine et biographie médicale; sm \&phy r sique , la chimie , la botanique, la zoologie, la pharmacie et les eaux minérales; sur Xanatomie, la physiologie et la micrographie; sur Xhistologie et l’ anatomie pathologique; sur la pathologie générale, la pathologie interne et externe , les accouchements et l 'art dentaire; sur la thérapeutique-, sur l’ hygiène, la statistique, la médecine légalee t la toxicologie; géogra¬
phie médicale,X anthropologie eiX ethnologie; suri’ archéologie et les beaux arts dans leurs rapports avec la médecine ; enfin sur toutes lés questions relatives à Xorganisation de la médecine civile et militaire, il la/urisprudence médicale et aux sciences occultes.
Pour imprimer un mouvement plus rapide à cette grande publication, je l’ai partagée depuis quelques années en trois séries alphabétiques : la première commençant à la lettre A, la seconde à la lettre L, et la troisième à la lettre Q. Grâce à ce procédé, cinquante-trois livraisons grand in-8 de iOO pages ont déjà paru, et l’oeuvre, loin de subir l’alanguissement qu’amènent souvent en ce genre des efforts prolongés, se poursuit plus activement que par le passé. On peut juger de ce qu’exige de travail et de vigilance la marche parallèle de ces trois séries. Je me persuade que je rends ainsi à la science, au prix de grands sacrifices, un service notable, dont je laisse pourtant à l’opinion publique le soin de mesurer la portée.
On me permettra seulement de signaler dans ma part de collaboration à ce Dictiounaire (outre VIntroduction) les articles Anthracose, Aphonie, Asthénie, Lait, Langue (pathologie interne), Malignité, et l’article Mesmérisme, mentionné plus haut.