‹ Exposé des travaux scientifiquesChapitre 14 sur 48 · Contribution aux paralysies et aux anesthésies réflexes · texte numérisé non relu

Contribution aux paralysies et aux anesthésies réflexes

58. Deux expériences d'inhibition sur la grenouille et les poissons.

59. Leçons sur la physiologie générale des muscles, des nerfs et des centres nerveux.

Ce livre représente non seulement les leçons que j’ai professées il l’École de Médecine pendant l’année 1880-1881, mais encore les résultats des recherches que j’avais entreprises depuis près de cinq ans sur cette partie fondamentale de la physiologie. En effet, dans mes recherches sur la sensibilité et dans mes études sur la physiologie de l’écrevisse, j’avais envisagé surtout ce qui intéresse la physiologie générale des tissus de la vie de relation.

•l’ai cherché à analyser les conditions et les lois de l’irritabilité, de manière à établir un rapport entre l’excitation d’un tissu et la réaction de ce tissu à l’excitation. Cette étude montre d’une manière frappante la similitude du tissu nerveux et du tissu musculaire.

La secousse musculaire donne l’image de la vibration de la cellule nerveuse : de là son importance, qui explique pourquoi je l’ai étudiée avec autant de détails.

Sans entrer dans le développement des faits contenus dans cet ouvrage, jé noterai les chapitres suivants, où se trouvent consignées des expériences nouvelles : contraction musculaire, — tétanos musculaire, — élasticité, travail et force du muscle, — phénomènes thermiques delà contraction, — irritabilité du muscle, du nerf, de la cellule nerveuse, — réaction cérébrale et excitabilité cérébrale, — excitabilité du muscle, du nerf et de la cellule nerveuse, — rôle des terminaisons nerveuses périphériques.

Ce qui caractérise cet ouvrage, c’est que pour la première fois a été présentée méthodiquement l’histoire de la contraction musculaire des invertébrés. Jusque-là, toute cette grande classe d’êtres avait été à peu près négligée — au point de vue des phénomènes musculaires—par les physiologistes, et, par conséquent, la secousse et la contraction du muscle ne pouvaient être connues que d’une manière incomplète.

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