‹ Exposé des travaux scientifiquesChapitre 33 sur 48 · Recherches expérimentales sur la polyurie · texte numérisé non relu

Recherches expérimentales sur la polyurie

Archiva de Plii/iiologic (2), t. XI, 1881, p. 1 à 48.

Dans ce mémoire se trouvent exposées avec plus de détails les expériences indiquées dans les notes précédentes.

L’injection de sucre dans les veines provoque, même quand la quantité injectée est minime (S grammes, par exemple), une polyurie immédiate. En même temps, l’urée est excrétée en plus grande quantité, quoique sa proportion centésimale dans l’urine diminue. On a donc trois phénomènes corrélatifs : la glycémie, entraînant la glycosurie; \eglycosurie, entraînant la polyurie; et la polyurie, entraînant l’azoturie. Au contraire, l’eau, qui est regardée en général comme provoquant la polyurie, ralentit la sécrétion urinaire; si bien que toutes les sécrétions s’arrêtent après injection d’une certaine quantité d’eau (50 grammes par kilogramme de poids de l’animal). Certaines substances, qui font monter la pression artérielle, comme les gommes, ralentissent et diminuent l’excrétion de l’urine.

Depuis cette époque de très nombreux mémoires ont été publiés sur cette propriété des sucres de provoquer la diurèse, et maintenant, en thérapeutique, les divers sucres, et spécialement le lactose, sont employés couramment comme des diurétiques très efficaces.

J’ai indiqué récemment dans mon Dictionnaire de physiologie le mécanisme de ces substances à l’article Diurétiques.

Page 1