DH'els physiologiques du chlor
En taisant réagir le chloral anhydre sur le glycose, on obtient une substance cristallisable, entrevue par Hefktek. Nous avons
pu faire l’étude complète, physiologique et chimique, de cette substance, à laquelle nous avons donné le nom de ehloralose.
Le ehloralose a la propriété curieuse d’agir sur les cellules cérehrales sans modifier l’innervation médnllaire; autrement dil, il conserve (et même exagère) les réflexes, tout en paralysant la sensibilité et la conseience, si bien que, chez les animaux empoisonnés par le ehloralose, l’insensibilité à la douleur est complète, avec une excitabilité très grande à la succussion et à l’excitation tactile. Nulle, autre substance ne peut produire cet étonnant dédoublement entre la sensibilité à la douleur, qui est abolie, et la sensibilité tactile, qui estexagérée. Comme les réflexes sont intacts, et que la pression artérielle reste élevée, on peut faire sur les chions chloralosés toutes les expériences qu’on faisait jadis avec le curare, avec ce double avantage fondamental, que le curare, s’il donne l’immobilité, n’anesthésie pas l’animal, et qu’il nécessite la trachéotomie et la respiration artificielle. Avec le ehloralose, on a un animal insensible, ayant gardé ses réflexes et une pression artérielle forte. Beaucoup de physiologistes hésitaient, non sans raison, à employer souvent le curare, car il n’abolit pas la donleur, et on n’a pas le droit de faire souffrir inutilement des animaux. On peut maintenant faire avec le ehloralose tout ce qu’on faisait jadis avec le curare, et on n’encourra pas le reproche d’être inbu-
Le ehloralose a été introduit dans la thérapeutique, si bien que maintenant c’est un médicament assez répandu. Eu effet, il possédé des propriétés hypnotiques précieuses; il a surtout l’avantage de no pas troubler les fonctions digestives et de relever la tonicité du cœur et des vaso-moteurs.