CHORÉE DE SYDENHAM
rée de Sydenham, la flexion combinée de la cuisse et du tronc. Je l'ai constatée dans certains cas oii la cliorée était à peu près également marquée des deux côtés ; parfois alors le phénomène se manifeste d'un côté quand le malade passe de la position horizontale à la position assise, et du côté opposé lorsque le malade exécute le mouvement inverse. Mais c'est surtout dans des cas de chorée prédominant notablement d'un côté du corps, dans des cas d'hémichorée, que j'ai eu l'occasion d'observer cette flexion avec le plus de netteté, et elle se produit du côté oti prédominent les mouvements involontaires. Généralement ce phénomène s'atténue et disparaît en même temps que les mouvements choréiques ; il est par conséquent étroitement lié à la maladie. Or, si l'on se rappelle que ce trouble constitue un des signes objectifs les plus communs de l'hémiplégie organique, qu'il fait défaut dans les paralysies psychiques, on peut admettre qu'il permet de distinguer, dans certains cas, la chorée de Sydenham de la chorée hystérique, et on possède là un signe qui, sans avoir une valeur décisive, vient à l'appui de l'opinion que la chorée est une affection organique intéressant le système pyramidal. »
En 1906, A. Charpentier présentait à la Société de Neurologie neurologique, 1906, p. i l'^G) un enfant de 12 ans atteint de chorée de Sydenham chez qui on constatait le signe des orteils. « Ce fait, disait-11, esta rapprocher des observations de chorée où M. Babinski a trouvé le mouvement combiné de flexion de la cuisse et du bassin et prouve que dans la chorée de Sydenham il existe une perturbation du système pyramidal. 5)
En 1909, dans trois communications successives, l'une en collaboration avec Tinel (^Revue neurologique , 1 909, pp. 638, 800 et 1060) et dont la dernière est intitulée : « Chorée de Sydenham : maladie organique », Thomas développe la même idée. Chez 10 enfants atteints de chorée de Sydenham, il a observé des signes de lésions du système nerveux (troubles du tonus, flexion combinée de la cuisse et du tronc, modifications des réflexes tendineux, signe des orteils, etc.) ; de plus, ayantpratiqué la rachicentèse chez quatre malades, il a constaté deux fois une lymphocytose discrète.
Thomas rappelle que la lymphocytose a été trouvée plusieurs fois par Sicard et Babonneix chez des choréiques fébricitants, et par Claude dans un cas de chorée persistante.
CHORÈE DE SYDENHAM
Jumentié et Chenet (/?euuene«roZo(jft(jit(e, igog,p. 94&) relatent également un fait dechorée de Sydenham avec troubles organiques (surréflectivité tendineuse, phénomène des orteils, etc.).
D'autres observations analogues ont été publiées.
D'une revue générale de Brelet ayant pour titre : « Etiologie et Pathogénie delà chorée de Sydenham » (^Gazette des Hôpitaux, igiS, p. goS) j'extrais ce passage :
a Les recherches de Babinskl, d'André Thomas, ont profondément modifié nos idées sur la nature de cette maladie, car il résulte de leurs travaux qu'on trouve assez souvent chez les choréiques les signes cliniques propres aux affections organiques du système nerveux. D'autres arguments peuvent encore être invoqués en faveur de la théorie qui fait de la chorée une maladie organique du système nerveux ; cette théorie a été adoptée et soutenue par Hutinel et Babonneix (Les maladies des enfants, t. V.), Miraillé et Gassard (^Gazette médicale de Nantes, ^Smars et i'*' avril ign), M"" Gatow-Gatowski (TAèse, Paris, igio), Grenet et Loubet, (Revue neurologique, i5 déc. igi2. — Thèse de Loubet, Toulouse, mai 1912. — Article de Grenet in Monde médical, 2b avril igiS). »
Traitement.
J'ai appelé l'attention sur l'influence heureuse que la scopolamine semble parfois exercer sur la chorée de Sydenham (i3i).