ÉTUDES DIVERSES
Action de la médication cacodylique. En collaboration avec M. Prosper Mbrklen.
Après que M. le professeur A. Gautier eut mis entre les mains des médecins le cacodylate de soude, nous avons employé chez différents malades ce sel soluble, non irritable, d’une innocuité presque complète, qui
MÉDICATION CACODYLIQÜË
qui resta oscillant autour de 2.000.000; une seule fois, trois quarts d’heure après la première injection, il atteignit 2.821.000.
Chez un malade atteint de leucémie myélogène, le chiffre de globules rouges était de 1.802.000; après une injection de 5 centigrammes de cacodylate de soude, il se mit à osciller rapidement entre 2.000.000 et a.Soo.ooo, et n’atteignit qu’une seule fois le chiffre de 8.162.000.
Le sang d’une femme atteinte d’adénie contenait 2.189.000 globules rouges par millimètre cube. Le cacodylate, injecté à la dose quotidienne de 10 centigrammes, fit rapidement monter le nombre des hématies dont le chiffre oscilla entre 8.000.000 et 4.000.000 et s’éleva même certain jour à 4.512.000.
Chez deux paludéens, chez deux tuberculeux, chez deux artério-scléreux, chez un malade atteint de myélite syphilitique, le nombre des globules rouges était compris primitivement entre 8.000.000 et 4.000.000. Les injections quotidiennes de 5 à 10 centigrammes de cacodylate de soude amenèrent une augmentation de Soo.ooo à 1.200.000 hématies par millimètre cube.
Enfin, chez un malade atteint d’adénopathie et chez un asystolique cyanotique, le nombre de globules rouges atteignait et dépassait môme parfois 5 .ooo.ooo, le chiffre resta le même malgré l’injection quotidienne de 5 centigrammes de cacodylate de soude.
Ces différents chiffres montrent que le cacodylate de soude ne détermine pas l’hyperglobulie, au sens exact du mot. Son action tend à relever le chiffre des hématies diminué dans les états anémiques; cette action paraît souvent d’autant plus puissante que le nombre des globules rouges était primitivement abaissé; elle est nulle lorsque le médicament est injecté à des sujets dont la richesse globulaire était normale.
Chez la plupart des sujets anémiés, le cacodylate de soude élève le nombre des globules rouges à un certain taux qui n’est pas celui de la normale et qui ne peut pas être dépassé, malgré l’emploi prolongé du médicament.
L’augmentation du nombre des hématies persiste un certain temps encore après que l’on a cessé l’usage de la médication cacodylique. Chez certains sujets, au bout de quelques jours le chiffre des globules rouges revenait progi*essivement au taux primitif.
Les numérations systématiques que nous avons faites chez certains malades nous ont montré que l’augmentation du nombre des globules rouges se fait souvent avec une rapidité vraiment surprenante.
ment toxique ; le phosphate de potasse inoculé chez le cobaye et chez le lapin s’est montré sans action dans nos expériences.
En résumé, ces expériences nous montrent que, dans le sérum humain normal, existe un poison convulsivant dont l’existence peut être révélée par l’inoculation dans le cerveau du cobaye, et non par l’inoculation dans le cerveau du lapin. Les cellules nerveuses d’animaux d’espèces voisines, telles que le cobaye et le lapin, peuvent donc réagir tout à fait différemment sous l’influencé d’un même poison de l’organisme.
L’intoxication produite par l’urine est différente de celle produite par le sérum. L’urine, en effet, n’est pas seulement convulsivante, nous l’avons vu, pour le cerveau du cobaye, elle l’est aussi pour le cerveau du lapin. Tandis que les propriétés toxiques du sérum s’atténuent après exposition à 5 o degrés, l’urine perd ses propriétés toxiques après une heure de séjour à 100 degrés.
Chez un artério-scléreux, atteint de néphrite interstitielle avec polyurie, le sérum était très convulsivant pour le cerveau du cobaye; l’urine était, au contraire, très peu toxique. Dans ce cas, nous n'avons pourtant pas constaté, dans le sérum, la rétention de poisons urinaires décelables pür
Ce type de gigantisme eunuchoïde peut ôtre opposé au type de gigantisme avec acromégalie décrit par MM. Brissaud et Meige, qui admettent toute une série de transitions. La croissance, chez notre sujet, s’est rapidement arrêtée au bout de six mois et, une fois les épiphyses soudées, l’hyperostéogenèse périostique n’a pas fait suite à l’hyperostéogenèse enchondrale.
Dans cette forme de gigantisme eunuchoïde que l’on peut observer chez les castrats naturels, ainsi que chez les castrats mutilés, la taille n’at¬
teint pas en général les dimensions élevées que l’on observe parfois dans le gigantisme infantile. L’aspect est celui du féminisme et non celui de l’infantilisme. Après que le squelette est complètement soudé, le géant reste ce qu’il était et ses os ne s’accroissent plus ni dans le sens de la largeur, ni dans le sens de la longueur. Il ne verse pas dans l’acromégalie.