ATROPHIE MUSCULAIRE PROGRESSIVE EXPÉRIMENTALE
En inoculant à des lapins des cultures du streptocoque do l’érysipèle, j’ai déterminé chez ces animaux le développement d’une maladie chronique, rappelant assez bien Yatrophie musculaire progressive.
Le microbe qui m’a donné ces résultats avait été modifié par des cultures successives dans du sérum de lapin. Au bout de dix mois la virulence semblait disparue et l’inoculation intra-veineuse ne déterminait aucun accident immédiat ; mais, deux ou trois semaines plus lard, on voyait les muscles des membres postérieurs et des masses sacro-lombaires s’atrophier progressivement; les pattes de devant et la tête restaient intactes. 11 n’y avait pas de paralysie à proprement parler : les animaux marchaient encore, mais leurs mouvements étaient incertains ot maladroits. ■
A l’autopsie, on trouve les muscles considérablement diminués de vo-lume. L’examen microscopique montre que les fibres sont réduites au tiers du diamètre normal ; les stries transversales sont peu nettes et, par places,
ont complètement disparu ; le faisceau se présente (fig. 1 et 2) alors sous 1 aspect d une ma»se homogène parcourue seulement par une striation t. LXXX,