XX-XXVI-XXXVI
J’ai fait avec M.Retterer l’étude des organes génitaux et urinaires d’un chien atteint d’hypospadias périnéal. L’anomalie était essentiellement constituée par l’absence de la paroi inférieure de l’urèthre dans sa portion spongieuse.
L’étude de ce cas nous a conduits à rejeter l’opinion généralement admise sur l’origine du gland ; on considère cet organe comme constitué par un renflement du corps spongieux de l’urèthre. Nos recherches nous ont permis de conclure que la partie supérieure du gland (les deux tiers au moins) représente la partie terminale des corps caverneux, devenue érectile grâce aux nombreux vaisseaux fournis par les artères dorsales du pénis; une partie seulement de la moitié inférieure est une dépendance du corps spongieux. Cette conclusion est acceptée aujourd’hui par la plupart des embryologistes.
J’ai eu l’occasion d’étudier, avec M. Retterer, une lapine qui présentait les particularités suivantes : absence complète du rein et de l’uretère droits ; ovaire et pavillon droits normaux ; oviducte imperforé ; absence de la corne utérine droite ; aucun débris du corps de Wolff.
La présence de l’ovaire et de l’extrémité antérieure de l’oviducte prouve que la glande génitale et le canal de Muller peuvent se développer, même en l’absence du corps de Wolff. Mais l’allongement du canal de Muller, c’est-à-dire le développement de la portion qui va atteindre le sinus uro-génital, est intimement lié à l’existence de ce dernier. Notre observation se trouve ainsi élucider un détail d’embryologie fort controversé.