ULCÉRATIONS TROPHIQUES DE LA VESSIE DANS LA SYRINGOMYÉLIE
(Albarkan et Goiluin. Les troubles vésicaux dans la syringomyélie, Semaine médicale, 1901,
Contrairement, à l’opinion classique, les troubles vésicaux dans la syringomyélie nous paraissent fréquents, presque constants. Chez certains sujets ces troubles sont latents, il n’existe que de la rétention incomplète, aseptique d’urine. Cet état de rétention incomplète crée un terrain très favorable au développement des infections vésicales. Les accidents éclatent lorsque ces infections ont acquis un certain degré, ou quand la rétention elle-même s’est assez développée pour déterminer mécaniquement la gène de la
miction.
D’un autre, côlé nous avons vu les lésions anatomiques de la vessie présenter des particularités qui les éloignent des lésions banales de cystite qu’on retrouve consécutivement aux autres variétés de rétention chronique d’urine. Les exulcérations, les ulcérations de la muqueuse, la perforation même de la vessie, tels sont les degrés ascendants de ces lésions qui doivent être considérées comme d’origine trophique et en rapport soit avec des altérations médullaires, soit avec des lésions nevriliques. Les altérations trophiques chez les syringomyéliques sont fréquentes; elles appartiennent à la symptomatologie classique de cette maladie; il n’est donc pas étonnant que des manifestations de ce genre puissent s’observer dans la vessie.
Chez les syringomyéliques, les lésions banales de la rétention d’urine, aseptique ou infectée, évoluent sur un terrain trophique particulier, sans qu’il soit possible de faire la part de chacun de ces éléments palhogéniques
dans les lésions qu’on observe. Nous avons appris l’existence de troubles de la contractilité vésicale; nous savons que les lésions ulcéreuses peuvent même déterminer la mort des malades. Par conséquent, il y a un intérêt réel a examiner d’une façon systématique la vessie des syringomyéliques et
à traiter précocement ces troubles urinaires qui cidenls multiples.
peuvent être la cause d’ac-