Exposé des travaux scientifiques
sant exercé par les produits solubles de la levure sur certains produits solubles microbiens. Cette supposition s’est vér.fiée pour la toxine diphtérique, et ce sont les acides sécrétés par la levure qui la neu-
la toxine se comportait, vis-à-vis d’un acide, k la façon d’une quelconque : les quanü)lés de pouvoir toxique abolï étaient 1 rapport de proportion simple avec les quantités d’acide ajou-
II. — Rôle du chlorure de sodium. — Osmose. — Nous avons étudié, M. Carrion et moi, les effets des injections intravasculaires de solutions salines, en ayant pour principal objectif Tétude du rôle joué par les phénomènes osmotiques dans l’organisme. A la vérilé, un grand intérêt théorique et pratique s’attache aujourd’hui, surtout depuis les recherches cliniques de M. Hayem et les études expérimentales de MM. Dastre et Loye, aux injections salines. Ce n’est pourtant pas l’actualité du sujet qui nous a conduits à l’expiorer k notre tour.
Des recherches récentes, et surtout, en France, celles de notre ami M. Winter, avaient montré la ftxUé remarquable du sérum sanguin dans sa concentration moléculaire. On connaissait aussi la très
nait dès lors évident que toute perturbation apportée dans des valeurs aussi constantes provoquerait, à coup sûr, des désordres importants, l’équilibre osmotique et l’équilibre salin se trouvant compromis. Nous avons pensé que les injections salines devaient, suivant leur titré, leur, abondance, la nature du sel ou du mélange dissous, déterminer k des degrés divers ces perversions, et mettre en évidence les mécanismes.régulateurs que l’organisme leur oppose. Nous avons examiné soigneusement^ dans les expériences de ce genre, l’état du sang, de Turine, de diverses sécrétions, de divers transsudais, l’évolution de la tempé-
De telles expériences sont longues, d’autant plus que souvent nous les avons poursuivies, sur un animal donné, durant plusieurs jours ou ' plusieurs semaines. La complexité des phénomènes e-st très grande, et partant, leur analyse ot leur interprétation souvent difficiles. Néanmoins, certains des résultats obtenus nous ont paru assez bien établis
Nous avons été conduits k remarquer que la diurèse produite par les injections salées abondantes ne provoque pas, comme on pourrait le supposer logiquement, une plus grande rapidité d’entrainement des déchets que le rein élimine normalement; c'est même le contraire qui se produit, c’est-à-dire un phénomène de rétention.
et sur les Processus d'Osmose, en Physiologie Normale et Pathologique»
Contribution à, la technique «es injectiens intravasculaires, Arch. de PhysioL, juillet i896, p. 707.
Je décris dans cet article un dispositif dont il serait trop long de résumer ici les détails. Il fournit un écoulement à pression constante et on peut faire varier cette pression à volonté. La pression est transmise par de l’air comprimé au récipient qui contient le liquide à injecter. On peut, dès loi-s placer ce récipient à l’éndroit le plus commode et le maintenir aisément à une température constante. Un comptegouttes, intercalé sur le trajet de l’injection, permet d'apprécier et de régler le débit avec une extrême précision.
J’indique diverses applications que j’ai faites de cet appareil.
6 à 9 p. 1.000; la quantité injectée égalait ii peu près la masse du sangla vitesse d’injection était toujours inlérieure à « la vitesse toxique » do MM. Dàstre et Loye.
On recueillait l'urine par prélèvements successifs; on notait sa quantité aux divers moments; on en déterminait le résidu sec et la teneur en NaCl. Ces diverses valeurs étaient enregisti-écs non seulement au cours de l’injection, mais encore pendant plusieurs jours avant et après l’injection.
On connaît ainsi la vitesse d’élirhination des éléments chlorés et dèh éléments non chlorés de l’urine. S’il y a réellement lavage du sang et des tissus, comme le pensent MM. Dastre et Loye, et comme il parait Jogique de le supposer en effet, les éléments non chlorés de l’urine doivent, tant que dure la forte diurèse provoquée par i’injection, se trouver entraînés avec une plus grande rapidilé qu’à l’état normal.
Or, tout au contraire, alors que la sécrition urinaire bat son plein, leur ritesse d'élimination est très intérieure à la normale. Le chlorure de sodium s’est substitué, dans l’urine, aux autres matériaux; il ne les a pas entraînés.
Nos expériences semblent établir nettement ce fait inattendu, que l’abondahce de la sécrétion urinaire est bien loin d’être en rapport simple avec l’intensité de l’élimination des déchets organiques par . i’urine.
Ces faits expliquent peut-être que, dans certaines intoxications, les injections Intensives aient fourni de mauvais résuiiats, comme l’onl
l'intoxication diphtérique expérimentale.
utiles dans certaines infections et intoxications; Us démontrent seulement que la raison de leur efficacité n'est pas aussi simple qu'on le croit généralement
Des injections intraveineuses d’eau de mer, comparées aux
D’après M. Quinton, l'eau de mer ramenée par dilution au point de congélation du sérum sanguin (— O" 55, d’après Winter) est admiraniement tolérée en injections intraveineuses. Une expérienBe démonstra- ■tive met le fait hors de doute ; à un chien de 6 kil. 1/2, en onze heures quarante, on injecte 6.775 centimètres cubes de ce liquide, soit LOS fois le poids de l’animal.
Là vilesse d’injection a dépassé du double la vitesse établie comme toxique par MM. Dastre et Loye pour la solution salée dite physiologique, et cependant celte énorme injection a été mei-veilleusemcnt sup-
rii
dl'chlorurè
môÆflént donc profônaé(hê'« lès êcKaiigêS.
cure de déchloruration. Or, ü s’est trouvé que cette cure agissait favo-
II semblerait donc que le chlorure de sodium pût nuire au rein malade. MM. Castaigne et Rathery développèrent une hypothèse d’après laquelle cette action nuisible relèverait d'un phénomène d’osmonocivité. Cette hypothèse est acceptable en théorie, mais les faits expérimentaux sur lesquels ces deux auteurs s’appuient n’ont pas, suivant nous, la valeur démonstrative qu’ils leur ont attribuée. Ils plongent des fragments de rein dans dos solutions de chlorure de sodium à des degrés
logique. C'est dans les préparations traitées par les solutions de chlorure de sodium se congelant à — ü® 80 que l’épithélium
Il semble y avoir là une méthode générale, permettant de déterminer la pression osmotique norfnale d’une cellule quelconque. Une telle méthode serait d’un grand intérêt, mais nous ne la croyons pea satisfaisante. Le plus bel aspect d’une cellule, pour un histologiste*
des deux membres supérieurs, qui se servaient n moins et souvent celle des quatre extrémités à la adjoint fréquemment l'inscription du pouls radial.
ie de l'excUatim. Certaines
ecM. Comte), irc/i de PhysioL, i
te.), produisent des phénomènes de tous es excitations sensorielles (auditives, visuelles, olfactives) agissent
Les excitations psychiques (émotion) ont aussi des effets semblables i( Il V a là, sans doute, disions-nous, matière à des études intéressantes au point do vue psychologique. » Ces études ont été entreprises par divers auteurs (voy. Psychologie expérmentate).
mouvements respiratoires (;
On a beaucoup disserté sur cette question, qui se rattache aux rapports réciproques de la respiration et de la circulation. D’après certains auteurs, l’inspiration s’accompagne d’une déplétion vasculaire dans les membres, en rapport avec l’aspiration thoracique qui s’exerce sur le sang veineux. D’autres admettent, au contraire, une dilatation inspiratoire des membres, et ils l’expliquent en général par des réactions cardiaques ou vasomotrices. Sans nier l’intervention évidente du cœur dans certaines ondulations respiratoires du volume des mem-
colncide avec le début de l'inspiration normale est d’oi elle tient à la compression exercée sur les grosses
le démonstration n’était guère possible qu’avec les JS disposions.
à l’inspiralion dî’amplitude moyenne, l’inspiration
profonde est suivie d’une ondulation du volume des extrémités qui offre tous les caractères d'une réaction vasoconstrictive réHexe, Son origine
as une impression de froid éprouvée par l’appareil respiratoire;
elle contribuerait pour une part à
i rurganisme contre le:
Sur la forme du pouls total fournie par notre pléthysmographe
(avec M. Comte), Arch. de Physiol, 1897, p. 96.
, Nous étudions les variations de la forme de la pulsation fournie par notrç pléthysmographe; nous signalons les causes d’erreur qui peuvent résulter de certains vices de technique dans une étude de ce genre. Nous examinons successivement les points suivants: comparaison entre le pouls artériel (fourni par le sphygmographe) et le pouls total;
' influence des variations de la pression veinaise et de la pression artérielle générale et locale; influence du débit du ventricule gauche; influence de l’état de relâchement ou de contraction des artérioles; influence de la position du membre exploré.
En expérimentant sur le chien, nous avons obtenu des données que, nous croyons très précises. Pareille étude était nécessaire pour permettre d'interpréter les trocés obtenus chez l’homme, et de conclure,
nomène cardiaque, vasomoteur, etc., à laquelle cette forme se trouve
M. Comte), Rev. Encyclopédiquey 2 sept. 1899, p. 690. ^
Dans cet article sont utilisés des documents personnels nombreux, relatifs- aux variations du pouls capillaire des doigts, en rapport avec l’exercice musculaire. •
Nous étudions l’influence d’un exercice modéré, qui détermine.pro-' gressivement une suractivité circulatoire considérable dans les réseaux périphériques, et colle d’un exercice violent, qui apporte à la circulation des troubles considérables. Dans ce dernier cas, il est intéressant de noter que le passage de la position debout à la position assise, et mieux encore à la position couchée, régularise, comme les tracés du pouls capillaire en témoignent, les troubles dont il s’agit, en môme temps que s’atténuent l’essoufllement et l’oppression. Il en ressort que le sujet qui s’asseoit ou se couche après un exercice excessif ne repose pas seulement ses muscles, mais satisfait, en outre, à des besoins organiques plus essentiels.
Nous étudions le phénomène de l’effort. Il faut distinguer deux , sortes d’effort, celui qu’on exécute avec la glotte fermée, et celui qu’on exécute sans cesser de respirer. Celui-ci trouble peu la circulation ; celui-là très fortement. Il ne serait pus sans intérêt, concluons-nous pour un sujet qui accomplit des efforts prolongés, d’éduquer sa respiration à ce point de vue, de manière à obvier, autant que faire se çeul, non seulement à l’asphyxie relative qui résulte de l’arrêt respiratoire,
On considère généralement la rougeur superficielle d’un organe, comme un témoignage fidèle d’une vasodilatation, d'une dilatation des artérioles (tout au moins en l'absence d'un obstacle à la circulation veineuse, capable de produire une hypérémie a tergo, passive). Mais cette rougeur peut tenir à une dilataüon paralytique tout à fait limitée aux vaisseaux capillaires les plus superficiels.
Tel est le cas pour la rougeur, quelquefois intense, que le froid local ■ provoque sur la peau : elle est loin de traduire une vasodilatation dermique, dans le sens attaché à ce mot : elle s'accompagne, en effet, d’une diminution d’amplitude du pouls capillaire de la peau.et d'un ralentissement de la circulation dans la peau. La dilatation des capillaires superficiels, cause de la rougeur, n’implique môme pas que le sang circule activement dans ces capillaires mêmes, car la tache pâle que produit, sur le fond rouge, une compression passagère, ne s’efface qu'avec une certaine lenteur.
Il ne faudrait donc pas s’appuyer, comme on l’a fait, sur le phénomène rougeur, pour contester l’influence vasoconstricfive que le froid exerce sur la peau, et qui joue un rôle important dans la régulation thermique, sa restreignant les pertes de chaleur subies par la surface du corps..
répartilion