‹ Exposé des travaux scientifiquesChapitre 13 sur 13 · Du transfert ou transport de l’influx nerveux, à · texte numérisé non relu

Du transfert ou transport de l’influx nerveux, à

propos de la communication de Peré à la Soc. Biolog. (22 novembre 1901). L’auteur, qui a découvert le transfert, rappelle la bibliographie nombreuse sur le sujet et la mobilisation de forces nerveuses par l’action des courants.

157. Des otites insoupçonnées (Trib. méd., février 1902, et Soc. Biolog.). C’est l’observation de l’auteur même ; il a découvert au cours d’une rhinite aiguë grippale, un affaiblissement de l’ouïe de son oreille gauche, alors qu’aucun signe ni aucune douleur n’attiraient son attention de oë côté. Il voit dans cette évolution l’explication des surdités à début ignoré insoupçonnées, à marche insidieuse.

158. Le voile du palais et la voix de fausset (Soc. Biol., 14 mars 1902). L’auteur a constaté l’absence de retentissements des sons suraigus, dans ses études sur la résonance. I surtout, dit sur un ton très aigu, en voix de fausset, n’aaucune résonance. Par l’analyse, l’auteur établit que le voile membraneux transmet le son aux cavités nasales et de la face ; mais

que sa contraction excessive, dans cette émission des sons suraigus, arrête les vibrations sonores, par l’effet de la tension extrême, comme cela a lieu pour toute membrane surtendue, (lois deSavart) et c’est ainsi que les fosses nasales sont isolées dans ce cas.

159. La Contraction du muscle lui enlève la conduction pour les vibrations sonores (Suc. Biolog., 14 mars 1902). Ces recherches sont venues après la précédente constatation; elles en sont l’explication pour l’auteur. Au moyen d’expériences avec des diapasons et le stéthoscope de Chauveau, l’auteur observe l’abaissement du son perçu, le talon du diapason posé sur le mollet qui se contracte, et sa disparition totale si le diapason sonne à un centimètre de la surface, sans contact : c'est une découverte que l’auteur applique à l’explication de l’absence de résonance des fosses nasales dans la voix de fausset.

160. De l’existence de cyclones aériens dans la voix chuchotée (Soc. Biol., 25 janvier 1902). Constatation, parle procédé de la rondelle de papier, de la formation de tourbillons en ce cas, mais faibles et plus antérieurs, au niveau de la partie moyenne de la cavité buccale. Il y a au reste degrandes différences, dans l'action de divers sons émis, à ce point de vue.

161. Origine des vibrations sonores laryngées (Soc. Biol., mars 1902). Est-ce l’air qui vibre, sont-ce les cordes vocales ? le larynx est-il anche ou flûte? L’auteur venait de constater le phénomène de l’arrêt du courant sonore par les muscles en contraction; il pense à examiner l'action des muscles glottiques dans la phonation à ce point de vue. Au moyen d’un stéthoscope délicat, il constate que le maximum du son ausculté pendant l’émission des sons, ne correspond pas aux insertions des cordes vocales, ni au niveau de l’angle du cartilage thyroïde : que le maximum siège bien plus haut, au niveau et au-dessous de l’angle des mâchoires, sur les côtés du pharynx, au point où le tuyau vocal s’élargit, où sans doute se forme un cyclone. Certes, si les cordes vocales vibraient et causaient ainsi la production des sons, l’auscultation à leur niveau devrait montrer là un son maximum ; il y est plutôt éteint. Sans doute la contraction des muscles de la

glotte, arrête leur conduction pour les sons et explique que le maximum soit bien au-dessus et hors du larynx.

102. Le réflexe d’accommodation binauriculaire, sa valeur diagnostique dans les surdités nerveuses (Soc. Biol., 1 er août 1902). Etude clinique pour mettre en évidence la valeur sémiologique du réflexe d’accommodation des deux oreilles ; technique de l’expérience ; théorie : point de départ labyrinthique du reflexe, qui est perdu, si le labyrinthe est paralysé. Observation nouvelle (8 e ) de pachyméningite cervicale avec perte du réflexe, bien que l’audition soit excellente, àl'appui de la thèse de l’auteur, que le foyer du réflexe est dans la moelle cervicale, voisin de celui dit cilio-spinal. Conservation du réflexe binotique dans les surdités de cause cérébrale (hémorragie, néoplasme, hystérie, hystéro-traumatisme, psychique et surdité verbale) et observations de chaque sorte.

163. Des difficultés d’audition de la parole, étudiées et analysées au moyen du microphonographe (Yol. du Cinquantenaire de la Soc. Biol., 1900. Masson) avec planches ; applications pratiques.

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