ORGANES GENITAUX DE LA FEMME
Siu'le traitement des fistules recto-vaginales. — Bulkt. et Mèm. déjà Sec. de ehir. 1890, p. 110.
Les fistules recto-vaginales sus-sphinctériennes peuvent etre traitées par le dédoublement de la cloison recto-vaginale jusqu’au dessus de la fistule, au moyen d’une incision dont les extrémités tombent sur deux incisions verticales, ou si l’on aime mieux antéro-postérieures, qui longent les bords de la vulve et vont jusqu’au niveau de l’anus. On a ainsi deux lambeaux, un du côté de l’anus, l’autre du côté du vagin, que l’on rabat en bas et en haut : on réunit par des sutures transversales les bords latéraux de la plaie ainsi constituée.
Héniatoeèle péri-iiteriiic déterminée par une grossesse tiibairé rompue. Laparotomie. — et Mim. de la Soc. de cMr. 1891, p. fli.
Observation montrant l’une des indications de l’intervention dans l’hémalocèle rétro-utérine : à savoir les hémorrhagies successives dont elle peut être le siège et l’anémie grave qui en résulte. Cette observation est un exemple d’hématocèle rétro-utérine consécutive à une grossesse tubaire rompue.
Combinaison des sutures verticales et transversales : en meme temps, on noue ensemble les extrémités des fils du même côté, de façon à appliquer l’utérus contre la paroi pour éviter de le plisser en bourse.
1)11 traitement méilical et en particulier ilii curettage utérin et de leur influence sur les lésions des annexes. — Anh. gin. de MU.,juin et juillet 1891.
L’utérus étant le point de départ des lésions infectieuses des annexes, il est rationnel de s’adresser à l’utérus avant de traiter les annexes. La guérison de la métrite sera quelquefois suffisante pour guérir les lésions péri-utérines, en employant concurremment les moyens médicaux usités en pareil cas. Des lésions quelquefois très avancées peuvent 'amender et disparaître.
Dans quelques cas, les lésions péri-utérines donneront lieu à des ndications pressantes et c’est évidemment elles qu’il faudra traiter en première ligne
De l’ablation des annexes utérines pour remédier à des accidents hystériques.
- Congrès fr/mç. de cMr. i891, p. 229.
L’hystérie ou les accidents hystériques ne constituent pas une indication suffisante de l’ablation des annexes : il faut en outre que ceux-ci soient malades. Dans l’un des cas, une contracture en extension des membres inférieurs fut notablement améliorée par l’ablation d’ovaires scléro-kystiques.
De l'hystérectomio vaginale daqs les siippuralions pelviennes. — BuU. et mém. de la Soc. de chirurgie, 1891, pages 191 et 230.
L’hystérectomie vaginale peut être indiquée par des lésions Suppuratives péri-utérines; elle est tout au moins indiquée dans les cas Aejistuk vatfinale borgne intarissable, accompagnée d'ailleurs de lésions irrémédiables des annexes : il s’agit là d’une indication dont n’ont pas fait mention les auteurs qui se sont occupés antérieurement de la question.
Four éviter la ronCusion qui pciil résuller du mélange dans une même statistique d’opérations aussi dissemblables que celles qui sont faites pour le cancer ou le librome de l'utérus, les lésions suppuratives périutérines, les lésions scléro-kystiques de l’ovaire, les autres lésions des annexes et même les accidents douloureux ou hystériques, il convient d’établir une division qui permette de ne comparer que les choses comparables.
hesiolhystérectomieva^vnale ne convient qu’à l’operation destinée a enlever l’utérus malade, soit cancéreux, soit fibromateux.
Le mot eolpo-hystérotomie convient à l’opération destinée à ouvrir des collections pelviennes péri-utérines.
Le mot castration utéro-ovarienne conviendrait dans les autre.s cas.
Al'P.VREir. VASCULAIRE
Anévrysme cirsoïde de Inmain. — ËuUet. et Mim. de la Soc. de chirurgie, 1889,
Observation montrant que l’anévrysme cirsoïde de la main peut avoir une origine inflammatoire, origine à mettre à côté de l’origine traumatique.
ment des anévrysmes externes.. — Bullet. et Mim. de U Soc. de chvr. 1891, p.' 31.
A propos d’un énorme anévrysme inguinal qui nécessita l’extirpation de 25 cent, environ d’artère tant iliaque que fémorale, j’étudie les indications de l'extirpation des anévrysmes. L inflammation de la poche, la menace de rupture, les phénomènes de compression, les douleurs qui en résultaient, la gravité de l’état général étaient les indications d’une cure radicale.
En outre, le volume est une indication de l’extirpation. Plus un anévrysme externe est volumineux, plus il est indiqué de l’extirper et plus les chances de succès sont grandes.
Un gros anévrysme est le plus souvent, même toujours, le point de départ de collatérales qui ramèneront du sang dans l’anévrysme, d’oi’i
nécessite de l’extirpation. Un gros anévrysme détermine de la compression de tous les organes autour de lui, et à cause de la gène de la circulation dans son intérieur détermine la formation de la circulation collatérale. Si donc on constate l’absence du pouls au dessous et en même temps l’absence de troubles trophiques, ce qui indique que la nutrition du membre est assurée, l’extirpation de l’anévrysme ne modifiera en rien la circulation dans ce membre et par suite devient possible. Après la ligature au-dessus et au-dessous, l'ouverture de la poche peut en faciliter l’ablation.