‹ Exposé élémentaire de l'économie politique à l'usage des écolesChapitre 18 sur 305 · II. — Instruments d’industrie, à savoir · texte numérisé non relu

II. — Instruments d’industrie, à savoir

1° Instruments d’industrie non appropriés, tels que la mer, l’atmosphère, etc. ;

2° Instruments d’industrie appropriés,

a) Naturels, les fonds de terre ;

h) Capitaux.

La coopération de tous ces fonds en vue de la pro. duction de nouveaux biens reçoit de Say le nom de services productifs, mais cette locution ne permet pas de discerner la différence considérable existant entre les forces productives de biens et les auxiliaires morts. Disons, abstraction faite de la terminologie de Say, que dans les sources de la production prennent place :

1° Des forces, c’est-à-dire des causes de modification du monde physique, soit que ce soient dés forcer naturelles ou bien de la puissance humaine, doiff l’emploi à cette fin constitue le travail productif La plupart du temps, toutefois, le travail opère concurremment avec les forces naturelles.

2° Des parties de fortune déjà existantes qui soni employées comme moyens auxiliaires à la production de nouveaux biens, quoiqu’en elles-mêmes, san; l’activité de ces forces, elles demeurassent inefficace; et dussent être considérées comme de simples in-

truments ou substances. Rangeons ici les fonds de erre et les capitaux .

Sous le primo, nous avons fait figurer la force ou missance humaine; toutefois par là nous n’avons pas »u seulement en vue l’esprit humain, qui sans doute lirige l’usage de la force vers le travail, et dont la missance créatrice s’affirme surtout dans la producion, mais qui serait tout de même insuffisant sans a mise en mouvement des membres. Sous 1 influence l’Adam Smith, mais allant plus loin que lui, Mac lulloch a voulu, comme autrefois Locke et Galiani, Envisager le travail de l’homme comme la source inique de la production. Mais cette opinion a été relressée par d’autres savants qui ont reconnu la coopération de la nature dans toute son étendue. Bon nombre d’économistes n’énumèrent que trois cources de la fortune, en réunissant les forces naturelles aux fonds de terre et en plaçant cette réunion cous l’étiquette « nature ». Cependant ces forces ne nanquent pas de se manifester aussi dans les capitaux, et les fonds de terre ont, aussi bien que ces capitaux, droit à une place à part dans la série des conditions auxquelles la production est subordonnée.

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