‹ Exposé élémentaire de l'économie politique à l'usage des écolesChapitre 185 sur 305 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

la principale source de leurs bénéfices. Dès lors qi la solvabilité d’une banque inspire toute confiant les porteurs d’effets de commerce n’hésitent pas recevoir en retour de ces effets, au lieu d’argei comptant, des billets dont il leur est loisible d’en caisser le montant sur simple présentation.

Mais qu’on ne dise pas, parce que les émission des banques peuvent arriver à représenter de sommes excédant de beaucoup celles qui reposer en espèces métalliques dans leur caisse, où il es superflu de retenir au delà d’une réserve correspon dante aux demandes vraisemblables de rembourse ment, qu’il leur suffit d’étendre les émissions pou créer des capitaux, — qu’en répandant des valeur de crédit dont elles ne possèdent pas l’équivalen exact en monnaie sonnante, elles battent littéralement monnaie, et peuvent être conduites, par uncirconstance imprévue, à manquer à leurs engagements, c’est-à-dire à précipiter le pays où elles son établies dans les crises les plus douloureuses !

A ces affirmations erronées et à ces appréhensions, il y a une réponse, réponse qui a été faite déjà il y a plusieurs années, par M. H. Passy et que noir demandons la permission de reproduire intégralement, parce qu’elle résume bien notre pensée et non; servira de conclusion.

« Les banques, à moins d’opérer frauduleusement ou de se livrer à des spéculations que leur interdit la nature même des opérations de leur ressort particulier, ne jettent pas dans la circulation plus de va-t leurs fiduciaires qu’elles n’en retirent. Quand elles émettent un billet, c’est parce qu’elles reçoivent; pour le garder en portefeuille, un effet de commerce; ayant cours sur la place, et dont la réalisation à époque certaine ramènera dans leurs caisses tout autant de numéraire ou de billets à leur charge que l’escompte en a fait sortir. Il n’y a là ni création de capitaux, ni émission de papier-monnaie; il n’y a que transformation de créances préexistantes en

DISTRIBUTION DËS RICHESSES.

rêances d'une autre forme, et d’une forme qui, en les endant à la fois et réalisables au gré du porteur et ’un usage plus commode, décide le public a les acepter plus volontiers que celles qu’elles sont venues

e»1Mais, dit-on, les billets de banque font office de lonnaie et prennent, dans la circulation, une place ne conserverait celle-ci s’ils ne venaient la lui oter. iela n’est vrai qu’en partie, car les effets de cornîerce, auxquels se substituent les billets de banque, lisaient aussi office de monnaie; seulement ils e lisaient moins bien, et par cela meme en moindre îesure. On se trompe quand on suppose qu îlnya ans la circulation que des billets de banque et des Espèces : il y a en quantité infiniment plus consideible des lettres de change, des traites, des mandats ue les particuliers tirent, acceptent et transmettent ;s uns aux autres à des conditions convenues et é°-lées entre eux. Assurément les paiements a etictuer chaque année en Angleterre à raison de '•ansactions auxquelles donnent lieu les achats, entes et reventes de denrées et marchandises deassent de beaucoup vingt milliards. Il n’y a cepenant dans le pays qu’un peu plus de deux milliards n numéraire. Ce sont des effets de commerce, pai mi esquels les billets de la Banque ne figurent que iour 500 millions, qui font face à la presque totalité es besoins dus à la nécessité de solder les engageaents contractés. De même, en France, les billets mis par la Banque représentent une valeur de sept , huit cent millions. C’est à peine le cinquième de la ’aleur du numéraire existant, et c’est une traction lien plus minime encore de celle de la masse énorme les effets de commerce ayant place dans la circula-

,ion générale. , , . .

» A prendre les choses sous leur ventaale joui , 'émission des billets remboursables à vue, venant se substituer dans les transactions à des effets de commerce d’une échéance éloignée encore, constitue

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