LIVRE I
De vastes surfaces de bonne terre arable présentent donc de grands avantages à l’Ëcon. nationale, tandis que du sable mouvant, des rocs escarpés, des dos de montagne arides, des marais impossibles à dessécher, des landes infécondes frapperaient d’impuissance l’activité économique y déployée dans le sens de l’agriculture.
Mais d’autres forces naturelles encore, comme la force impulsive de l’eau et du vent, se rattachent à certains domaines. Diverses espèces de bières passent pour devoir leur qualité à la nature particulière des eaux dans des endroits déterminés. La beauté de la soierie lyonnaise est attribuée en bonne partie, à tort ou à raison, aux eaux de la Saône; et en Chine, le vent si sec du nord (Packfung) est pour beaucoup dans la beauté et la consistance des soies. Serait-il possible à la Hollande de posséder tant de moulins à scie, à huile et à blé si la platitude de ce pays et le voisinage de la mer n’avaient pour effet qu’on y pût la majeure partie du temps compter sur un vent suffisant ? C’est là une certaine compensation offerte aux pays plats, qui ont moins de rivières et de fleuves à cours rapides. Des eaux courantes avec des chûtes suffisantes et des environs favorables servent beaucoup l’exploitation de diverses industries, et grâce à ces forces, qui abondent par exemple dans les nombreuses régions plus ou moins montagneuses de l’Allemagne, celle-ci peut se passer de bien des machines à vapeur. Il faut voir dans les contrées minières, telles que le Harz, avec quel art on sait tirer parti de l’eau courante. L’ancien duché de Berg a, dit-on, sur un parcours de24 lieues d’eaux courantes, 600 moteurs de la force d’environ 4,000 chevaux. Quant aux eaux navigables, elles exercent sur les relations d’un peuple une influence des plus marquées. Tandis que les rivages de la mer et de bons ports favorisent le commerce extérieur, de grands fleuves, sur lesquels la navigation est possible, vivifient singulièrement les échanges en dedans d’un pays.
Remarquons, en second lieu, que le travail lui.
de fonds de terre sur lesquels il puisse s effectuer et puissent etre rangés ses moyens auxihaires, ainsi que ses produits. On pensera Toi à des ateliers, à des emplacements pour cordiers charpentiers, tailleurs de pierres, charbonniers •’ à des séchoirs des blanchisseries, des buanderies, etc. d . f :* , 1 beaucoup de biens-fonds doivent être considérés comme des sources de richesse c?eSt aussi parce qu il s’y rencontre déjà diverses’ suhs tances utilisables, qui attendent seulement qu’on les en isole, qu’on les en sépare, telles que des eaux minérales, des couches de pétrole, etc. La plupart du temps, ce sont des corps appartenant au règne mi üeral et qui lors des changements antérieurs sur venus a 1 ecorce de la terre ont été emprisonnés nar elle. Ces gisements se trouvent donc d’un siècle à
ils donSfliln8 'n F SUUt d6« extractions auxquelles n,t Jieu î 11 en est meme, par ci par là uni sont déjà épuisés, et là où il en existe encore d’abon dants au sein d’un pays, celui-ci ne peut que s’S ré jouir comme d une circonstance des plus heureuses nour lui. Les montagnes sont sous ce rapport plus favo
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