LIVRE II
quels un tiers ou lui-même serait capable d’engen drer la chose ou de la faire venir. Remarquons, e passant, que cette prise en considération d’autre vendeurs constitue le germe de la concurrence, mai que d’ailleurs, par suite de la division du travail, 1 production de la plupart des biens ne peut être opé rée dans les conditions les plus économiques, c’est à-dire avec les frais les plus minimes, que par un classe d’industriels seulement. Il faut donc ériger e: troisième loi que le prix peut tout au plus être auss élevé que le montant des frais à raison desquel l’acheteur pourrait parvenir au bien dans une autr direction. Toutefois, cette limitation du prix disparai dans bien des cas, et notamment 1° quand il n’es pas possible d’avoir, relativement à la chose à ac quérir, de donnée fixe sur les frais de son engendrement, comme s’il s’agit d’objets d’art, de rareté naturelles; 2° quand on ne connaît pas ces frais comme il arrive fréquemment à propos de produit de pays étrangers ou d’articles émanant d’industrie artistiques; 3° quand l’engendrement de la chosj n’est possible que sous certaines conditions spéciales de telle sorte que ni l’amateur, ni d’autres personne ne seraient en mesure de lui donner naissance 4° quand l’acheteur paye la chose au-dessus des frais par la raison qu’il la reçoit de qualité plus parfait ou au moins conforme à ses désirs, ou en temps oppor tun, ou de la manière la plus commode, etc., etc.
Le vendeur lui aussi n’a aucun égard aux frai et ne se guide nullement sur eux, 1° lorsque le bie> naît conjointement avec un autre qui déjà bonifie le frais, comme c’est le cas pour les veaux, attendu qu les vaches doivent porter en vue déjà de l’obtentioi du lait; de telle sorte que le prix des veaux se règL principalement sur la valeur d’échange de leur poid de viande; 2° lorsque le bien ne peut pas être produit à volonté, en ce qu’une pièce une fois cédée m saurait être aisément remplacée par une autre d< même nature. En pareille occurrence, on ne peut s<
aisser déterminer que par la valeur concrète, sur aquelle règne dans l’estimation individuelle despariculiers un accord bien moindre que sur les frais, /fais il est à peine besoin de dire que la plupart des opérations d’échange portent sur des biens qui sont objet d une production régulière.
A s’en tenir aux motifs déterminants du prix, qui nt été déduits jusqu’ici, et en supposant que a’ soit i chose à donner par l’un des coéchangistes et b la hose à acquérir par lui en échange, on arrive aux auditions suivantes, comme étant celles assignées à i grandeur de ce prix : 1° la valeur de b doit être I pêne ure à la valeur de a; 2° les frais occasionnés ar a ne doivent pas l’emporter sur la valeur de bdans certains cas, tels que ceux cités plus haut ms quatre numéros, les frais de a peuvent être eme inférieurs à ceux de b. Quant à l’autre /hangiste, il ne donnera son assentiment qu’autant îe seront remplies les conditions inverses quis’obannent moyennant le remplacement dans nos trois ^positions de a par h et vice versa. Que si, ainsi qu’il rive le plus fréquemment, l’un des deux biens a entreen compteque pour sa valeur, parce qu’il conste en une somme d’argent, et si lo- vendeur de l’autre :3n b , qui seul est la marchandise, n’a pas égard à 1 valeur, mais seulement aux frais qu’il aentraînés, subsiste encore en général les conditions que voici : la valeur de b (la marchandise) doit l’emporter x yeux de l’acheteur sur la valeur de a (prix en ?ent) ; 2° les frais que à a imposés au vendeur ne ivent pas dépasser la valeur qu’a pour lui le bien a. i ex., si la valeur de a se trouve représentée par lr pour l’acheteur et si les frais de b se montent ir Ie, vendeur à 70 fr., le prix, c’est-à-dire la intite de a qui sera livrée à l’encontre de &, se uvra entre 70 et 100 fr., qui sont les deux granirs apparaissant comme les limites du prix. Plus limites sont distantes, plus le prix a de jeu. Pour as où les conditions ci-dessus ne peuvent être