‹ Exposé élémentaire de la théorie d'Einstein et de sa généralisation. Suivi d'un appendice a l'usage des mathématiciensChapitre 16 sur 83 · FER I · texte numérisé non relu

FER I

Cette formule s'applique à la composition de deux vitesses mesurées dans des systèmes differents (v est mesurée dans le système S, v est mesurée dans le système S').

Evidemment, dans l'exemple du train, le terme “© qui

intervient au dénominateur est absolument négligeable, de sorte que la loi ancienne est une approximation plus que suffisante ; mais 1l n'en serait plus de même si les vitesses étaient considérables : supposons un observateur À et deux observateurs B et C s’éloignant de À, dans des directions opposées, avec la vitesse, mesurée par À, de 200000 kilomètres par seconde. Pour l'observateur À, les observateurs B et C s'éloignent l'un de l'autre de 400000 kilomètres par seconde — ceci reste exact, bien entendu — mais si chacun des observateurs B et C mesurait la vitesse de l'autre, 1l trouverait seulement 277000 kilomètres par seconde,

La nouvelle loi de composition des vitesses montre qu'un mobile, par accroissements successifs de vitesse à partir de sa vitesse primitivement acquise, n'atteint jamais la vitesse c de la lumière. La vitesse de la lumière est une vitesse limite qui ne peut être dépassee, et si l’une des vitesses v ou 0 était égale à c, on trouverait encore v —c.

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