‹ Exposé élémentaire de la théorie d'Einstein et de sa généralisation. Suivi d'un appendice a l'usage des mathématiciensChapitre 30 sur 83 · VÉRIFICATIONS EXPÉRIMENTALES · texte numérisé non relu

VÉRIFICATIONS EXPÉRIMENTALES

dernières expériences la loi est vérifiée jusqu'à des vitesses allant jusqu à la moitié de la vitesse de la lumière.

LA STRUCTURE DES RAIES SPECTRALES. — L'expérience prouve que les raies du spectre de l'hydrogène ne sont pas simples: chacune d'elles est en réalité constituée par une série de composantes extrêmement rapprochées, dont deux sont particulièrement intenses.

Un modèle d’atome, proposé par M. Bohr (un seul électron négatif tournant autour d'un électron positif dans le cas de l'hydrogène) rend compte du spectre de l’hydrogene, mais l'application de la dynamique classique conduit à prévoir seulement des raies simples.

M. Sommerfeld a établi que la dynamique de la relativité rend compte exactement, qualitativement et quantitativement, de la structure complexe des raies de l'hydrogène ainsi que de la structure des spectres de rayons X. On peut considérer comme établi que la mécanique nouvelle est seule applicable aux mouvements intra-atomiques. C'est la une des plus intéressantes vérifications du principe de relativité.

LA SIGNIFICATION DE L'EXPÉRIENCE DE MICHELSON. — On présente souvent l'expérience de Michelson comme la base du principe de relativité et beaucoup de personnes objectent qu'il est scabreux de bâtir une pareille théorie sur une expérience dont le résultat a été négatif.

Il est essentiel de faire remarquer que ce n'est pas sur l'expérience de Michelson qu'il faut fonder la théorie de la relativité. Cette théorie est basée sur les formules de Lorentz, c'est-à-dire sur les lois de l’électromagnétisme car les formules de Lorentz sont implicitement contenues dans

les équations de Maxwell : c'est le fait que ces lois ont été vérifiées par des expériences d'une extraordinaire précision et doivent être conservées quand on change de système de référence qui est la base inébranlable de toute la théorie. L'expérience de Michelson a joué un rôle considérable, parce qu'elle a d’abord appelé l'attention sur la discordance entre l'expérience et les prévisions déduites des lois de la mécanique ; on a ensuite reconnu les causes profondes de ce désaccord. Si maintenant on donne à l'expérience de Michelson son véritable sens, on constate qu'elle vient simplement se joindre aux autres vérifications expérimentales.

La relativité généralisée et la loi de la gravitation d'Einstein nous apporteront des vérifications plus remarquables encore que celles qui viennent d'être indiquées.

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