PARIS
bachelier, libraire , SUCCESSEUR DE M™* V* CotfBcn» QUAI des Auoustins, n° 55 .
Le Recueil d’Observalions électro-dynamiques, 383 pages inr 8°, avec dix planches, auquel se rapportent les renvois qui sont au bas des pages de
ccl Exposé , se trouve chez les Libraires ci-après :
Chocharb J à Paris , rue du Cloître-Saint-Benoit, n* 1 6. Ross ange «t C 5 ”' 1 ', à Londres.
Boçca, à Turin.
Damat , à Bru#îlles.
Ï)ès<jer , à Liège.
Grieshammer , à Lélpsick.
Levrault , à Strasbourg.
Périsse , à Lyon.
Paschoüii , à Genève. •
Schaebacuer, à Vienne.
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Scheeesinger , à Berlin. •
Nota. Les personnes qui auraient des exemplaires incomplets de cet ouvrage , pourront , en les envoyant à un des Libraires ci-dessus, les changer sans frais contre des exemplaires 'complets.
IMPRIMERIE PE HÜZARD-COtIRCIER.
Des phénomènes électro-dynamiques ces phénomènes.
L’ojidre (jJjMis lequel les différens rattachent à une même brandie d< se présentent à ceux qui les découvrent, dépendant le plus souvent de circonstances fortuites, il est rare que cet ordre soit celui qui convient à d’exposition méthodique de ces faits. Cette observation S’applique particulièrement aüx nouvelles propriétés (i) des conducteurs voltaïques découvertes par MM. Oersted, Arago, Ampère, Faraday, etc. : la masse des faits qu’ils ont observés, et de ceux qu’on peut y rapporter, et qui sont dus à d’autres physiciens , est aujourd’hui assez considé-. rahle pour qu’on puisse les présenter dans l’ordre qui résulte naturellement de leur dépendance mutuelle ; c’est ce que nous nous proposons de faire dans bet article. ;
I. Le premier de ces faits, dans l’ordre naturel, nous paraît être celui que M. Ampère a annoncé , . '
(1). On sait que M. Oersted a reconnu le premier l’action directrice des conducteurs ■voltaïques sur les aimans; M. Faraday, l’action résolutive toujours dans le même sens qui alieu entre un conducteur et un aimant*, M. Arago, la propriété qu’ont ces mêmes conducteurs de rendre magnétiques le fer et l’acier; et M. Ampère, tout ce qui est relatif à leur action mutuelle et à celle qui est exercée sur eux par le globe terrestre, ainsi que la rotation d’un aimant ou d’un fil conducteur autour de son aie.
le 34 juin 1822, à l’Académie des Sciences comme résultant de ses formules, et qui n’a été vérifié par l’expérience qu’au mois de septembre suivant ; c’est la répulsion mutuelle de toutes les parties d’un courant électrique rectiligne. Celte propriété semble être dans les courans électriques la source de toutes les autres ; elle lie les phénomènes qu’ils présentent à ceux qui sont produits par la machine électrique ordinaire, et spécialement à la • répulsion qu’on observe dans l’expérience du moulinet électrique, entre les pointes de l’instrument et l’air ou ce répand l’électricité qui sort de ces pointes (i),
U. Si dans ce premier fait on considère deux , portions contiguës du courant électrique , entre lesquelles il y ait répulsion, comme des deux côtés d’un angle de 200% on conçoit qu’en faisant tourner les côtés de cet angle autour de son sommet , le courant électrique parcourra l’un des côtés en s’approchant du sommet , et l’autre en s’en éloignant. On observe dans cette situation que la même répulsion a lieu entre les deux côtés de l’angle, en sorte que l’un d’eux étapt mobile, il tourne autour du sommet en s’éloignant de l’autre. Ce second fait prouve que la répulsion dont ïl est ici question, s’exerce àvlistance, et non pas seulement éntre les particules contiguës du courant électrique. L’action entre d’eux portions infî-
uimcnt petites (le deux courans est toujours dirigée suivant la ligne qui les joint (ï).
III. Le même effet a lieu lorsque les deux portions de courant électrique, qui agissent l’une sur l’autre, sont dans des plans différens, pourvu que l’un des courans aille toujours en s’approchant et l’autre en s’éloignant de la perpendiculaire commune qui mesure la plus courte distance de leurs directions.
IV. 11 a encore lieu quand l’angle formé* par ces directions se réduit à zéro , c’est-à-dire, quand les courans parcourent en sens contraires deux lignes parallèles ( 2 ).
V. Quand on clîange la direction d’un de ces courans dans les expériences précédentes, la répulsion se change en une attraction égale, en sorte que deux courans s’attirent, quand ils parcourent, soit les deux côtés d’un angle plan ou gauche (5), en s’approchant ou en s’éloignant tous
(1) . Pag. 80. L’instrument avec lequel M. Ampère a observé pour la première fois l’action mutuelle.de deux fils conducteurs formant un angle quelconque , est décrit pag. 23 ; cette action est déjà indiquée pag. 20, et elle est expliquée pages 160, i6x, 279 et 280.
(2) PagvS, 17 et 18.
( 3 ) Nous appelons ici angle gauche par opposition à l’angle plan , celui qui est formé par deux droites qui ne se rencontrent pas, en prenant le mot gauche dans le sens qu’on lui donne en géométrie lorsqu’on divise le genre des surfaces réglées en ses trois espèces, le plan, les surfaces développables et les surfaces gauches.
deux du sommet ou de la perpendiculaire commune, soit deux ligne^parallèlos en allant dans le même sen^i).
Yl. 11 est presque inutile de remarquer q#e si l’on changeait à la fois la direction des deux courans, leur action resterait la même qu’auparavant.
m Si l’on substitue à une portion rectiligne du circuit voltaïque , une portion pliée ou contournée d’une manière quelconque, et dont les sinuosités s’éloignent très peu de la direction .de celle qu’elle remplace, l’action exercée sur un conducteur mobile rectiligne sera toujours la même d’où il suit que l’action d’ui# petite portion de .courant électrique sur une autre, est égale à la •somme des actions qu’exerceraient sur cette derrière les trois projections de la première sur trois plans coordonnés (aj.
Y 111. 11 est aisé de conclure de ces faits, que lorsqu’un conducteur rectiligne indéfini agit sur -une petite portion d’un conducteur mobile dont da direction est perpendiculaire à la sienne, la résultante de toutes les actions exercées par les petites portions au conducteur indéfini , lui est parallèle et dirigée vers le coté qui communique
(î) Pag. 16, 1.7, 18, a 3 , 8 o, 208,209,300, 3 oi et 3 oa.
(a) Pag. 78. L’appareil qui a servi à faire cette expérience avec toute l’exactitude possiblg , est décrit pages 89 et et avec plus de détails, ,p3g. 21 6 et s»iv.
avec l’extrémité positive de la pile, dans le cas où le courant du conducteur mobile va en s’approchant du conducteur indéfini, et vers le côté où la communication a lieu avec l’extrémité négative
de labile , quand le même Amrant va en #’en éloi- • gnant(i). C’est ce qui rend raison des différens ' phénomènes produits par cette action , suivant que le conducteur mobile est assujetti à tourner autour d’un axe parallèle ou perpendiculaire à sa direction , et de ce que, dans ce dernier cas , il en résulle dans le conducteur mobile un mouvement de rotation continu toujours dans le même sens, lorsque le conducteur rectiligne indéfini est hors de la surface du cylindre droit , qui a pour base le cercle décrit par le conducteur mobile (3).
« IX. On voit avec la même facilité pourquoi un conducteur circulaire , en imprimant toujours le même mouvement de rotation continu au conducteur mobile perpendiculaire à son axe, peut aussi l’imprimer au conducteur mobile parallèle a cet axe, mais seulement quand’ le centre du conducteur circulaire se trouve au dedans de la surface cylindrique décrite par ce dernier conducteur , ainsi que le montre l’expérience (3).