‹ Exposé sommaire des travaux de Joseph LakanalChapitre 41 sur 50 · DIX-HUIT PIÈCES · texte numérisé non relu

DIX-HUIT PIÈCES

Dans ta France littéraire , article Daubenton , par Cuvier, page i36, on lit : « Sans Daubenton nous n’aurions pas 1 Buffon. »

Voyez mon rapport sur Daubenton, page 176 de cet opuscule. Toutes les lettres de Daubenton , écrites en entier de sa main , ont pour objet, le Muséum d’histoire naturelle; l’École normale où il désiroit un cours de botanique et Desfontaines pour professeur ; le Collège de France; le Cabinet d'histoire naturelle de Chantilly , etc.

Extrait n° 17.

« Vous avez travaillé pour le bien du Cabinet d’histoire ••naturelle que vous aimez; vous me traitez d’une manière « si obligeante que je ne puis vous en témoigner toute ma « reconnoissance. »

Extrait n° 1.

« J’ai grand besoin d’avoir un moment d'entretien avec « vous; cependant je ne vous le demande que malgré moi, « parce que vous me refusez les rendez-vous qui vous épar- « gnent la peine de venir me trouver; je me soumets à « votre volonté, etc.»

SAGE, de l’anc. Acad, des sciences.

six PIÈCES.

Sur ses cours gratuits de métallurgie et son cabinet de l’é-

cole des mines à la Monnoie;sur la rente viagère qui lui avoit été accordée pour l’indemuiser de la cession de son cabinet. Je réussis enfin à le satisfaire.

BOSSUT, de l’anc. Acad, des sciences.

17 nivôse an ni.

Extrait.

« Agréez, je vous prie, aimable et savant citoyen , mes re- « mercîmens particuliers; car je n’ignore pas que je vous dois

• la gratification des trois mille francs que la Convention vient « de m’accorder, etc.»

COUSIN , de l’anc. Acad, des sciences.

« Le citoyen Cousin confie ces courtes réflexions à l’homme

• vertueux qui a pris intérêt à lui. Il n’a jamais confié ce « secret de sa fortune à qui que ce soit au monde.

• Paris, 24 mars 1793.

LE ROY , de l’anc. Acad, des sciences.

5 ventôse an m.

Extrait.

«Comme je sais, citoyen représentant, que personne ne « s’intéresse plus que vous à tout ce qui peut augmenter la

• richesse et la prospérité du cabinet d’histoire naturelle du «Jardin des Plantes, je m’empresse de vous prévenir que « l’infortuné Pollier, qui vient detre assassiné près d’Avignon, « et qui avait passé un temps considérable dans l’Inde , avoit « des recueils précieux de dessins de plantes et d’autres objets

• qu’il avoit fait faire à grands frais, quand il étoit dans cette

• partie du monde; je vous en préviens comme ayant été son «correspondant, afin que vous empêchiez que ces objets « précieux ne soient pillés, etc.»

LE MONNIER, conservât, de la bibliothèque du Panthéon. Extrait.

« Agréez, je vous prie, mes remercîraens de toutes les choses « obligeantes que vous dites et que vous faites pour moi. « L’approbation d’un citoyen de votre mérite est un encou- « ragement : je vais tâcher de m’en rendre digne et travailler « avec zèle à la traduction de Plaute. J’ose me persuader que « la traduction de Térence ( demptis ohscenis ) pourroit être « mise entre les mains des élèves des écoles centrales. J’ai « aussi des fables nouvelles à ajouter aux premières. Je vous

* prierai de juger si, sans danger, elles peuvent être mises « entre les mains de la jeunesse, etc. »

HAIJY , de l'anc. Acad, des sciences.

Ce t3 frimaire an m de la K. K.

Haut au citoyen Lakanal, pbésident du comité

U’iKSTBUCTION PUBLIQUE.

Citoyen président ,

« L’expédition que tu m'as adressée de l’arrêté du Comité « d’instruction publique, relatif à la composition des ouvrages

* élémentaires, ne m’est parvenue qu’hier au soir, et je saisis « le premier moment dont je puis disposer , pour t’en accuser « la réception, et te témoigner , citoyen président, combien «je suis flatté de la confiance du Comité et en même temps « effrayé de la tâche qu'il m’impose. A peine sorti du travail « sur les mesures républicaines , où j’oserois dire qu'il y a eu « excès de ma part, s’il pouvoit y en avoir dans le service de « la patrie, je viens d’être placé par le Comité de salut public « dans la nouvelle agence des mines. Mes fonctions , déjà

* très-multipliées par la nature même de cet établissement

« naissant, auquel il s’agit d’imprimer un grand mouvement,

« se trouvent encore accrues par l'engagement que j’ai con- « tracté de faire des cours de perspective et de physique « pour l’instruction des élèves des mines’. Ces obstacles se- « roient sans doute un sujet légitime d’excuse pour moi qui , x même au milieu d’un parfait loisir, aurais déjà tant de x raisons de me défier de mes forces. Mais l’observation « qui termine ta lettre, citoyen président, ne me laisse que x le parti de l’obéissance. Je vais faire tous mes efforts pour x m’agrandir et m’élever au-dessus de moi-même. Je n’éparx gnerai ni mes soins ni mon temps. Le zèle du bien public x prendra la place de ma prédilection particulière pour mon x traité de minéralogie, auquel j’espérois employer ici tous x les momens que mes fonctions me laisseroient. Je prie seux lement le Comité de ne pas me rendre responsable des re- « tards que, malgré toute mon activité, pourroit éprouver un x travail dont je sens toute l’importance et toute la difficulté, x soit en lui-même , soit par le vif désir que j’ai de remplir les x vues de ceux. qui m’en ont chargé, et d’en voir le succès x garanti par leur suffrage. » c .

Salut et fraternité,

HAtlY.

PINGRE, de l’anc. Acad, des sciences.

Il réclame et motive la demande du Journal sténugraphiijue de l’Ecole, normale, pour être déposé à la bibliothèque du Panthéon. Je m’empressai de satisfaire à la demande de cet illustre savant.

JEAURAT,dc l’anc. Acad, des sciences.

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