CHAPITRE V
BXTBNBIOlf BB hk LOI - AUX LIQUIBBS.
Nous avons vu que la loi ( - ^ w j > en raison de la nonhomogénéité absolue de R ou de la somme des attractions internes, ne peut traduire qu'approximativement les phénomènes généraux auxquels donnent lieu les gaz et les vapeurs. Nous avons reconnu, toutefois aussi, que l'approximation donnée par cette loi troublée dépasse singulièrement, quant aux vapeurs saturées elles-mêmes, celle que donnait la loi deMariotte et Gay-Lussac (non corrigée), quant aux gaz les plus raréfiés. Comme le théorème
p(V-Y)=Po(Vo~Y) (a>)
ne peut s'appliquer ni aux liquides, ni aux solides, il est évident que la loi complexe ( - =:^ « j ne pourra non plus s'étendre à ces deux états, et nous devrons nous borner à l'application de la loi simple
Mais, puisque l'homogénéité de R n'est déjà plus absolue dans les vapeurs, il est clair que, à bien plus forte raison, eUe ne pourra l'être que beaucoup moins encore dans les liquides, et qu'ainsi nous devons nous attendre à une approxi-
mation bien moins grande dans les résultats, même les plus
favorables, donnés par (-V Toutefois, par des raisons sur
lesquelles je reviendrai plus tard comme il convient, mais que chacun peut entrevoir déjà par lui-même, il est manifeste que ces résultats, si différents qu'ils puissent sembler d'abord de la réalité absolue, auront aussi un caractère bien plus décisif
quant au sens de la loi ( - 1 • Analysons un à un, comme nous
l'avons fait pour les gaz, les divers termes qui entrent dans cette loi.
Méthode générale de détermination de la pression R dans les liquides.
Déjà, dans les vapeurs saturées et même dans les gaz fortement comprimés, nous ne pouvons pas faire abstraction de l'attraction moléculaire traduite par la somme R. Nous allons voir que dans les liquides cette variable prend des valeurs colossales.
Reprenons notre équation générale