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froDtières de la Tripolitaine clans l'éventualité d'un raccordement avec le réseau de ce pays.
La longueur des lii^nes en 1888 était de 1.967 kilomètres; elle passait en 1.900 à 3.213 kilomètres pour atteindre en 1905 3.G20 kilomètres.
Le nombre des bureaux ouverts au service télégraphique, qui n'était en 1888 que de 26 et en 1900 de 112, est de 145 en 19(G.
LA SALLF tlES COLIS POSTAlï A l'hOTBL [)KS POSTES DE TUNIS
A ce perfectionnement de l'outillage a correspondu un accroissomentdans le nombre des télégrammes échangés. C)e nombre était de 520.000 en 1888, «le 950.000 en 1900 et de 1.091.000 en 1905. La progression est surtout accentuée dans les relations franco-tunisiennes, notamment depuis 1897, date qui marque la réduction des tarifs entre la Régence et la métropole.
Enfm, un poste de télégraphie sans fil, dont l'organisation se poursuit activemenlau Cap Blanc,jde concert avec l'Administration métropolilaine^complètera heureusement les communicatioDsélec-
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triques de la Régence. Ce poste fera partie du réseau dont le Gouvernement Français a projeté la création sur les côtes françaises, algériennes et tunisiennes. Placé sur la route la plus fréquentée de la Méditerranée, il est appelé, aux deux points de vue stratégique et économique, à rendre les plus grands services.
Le service téléphonique fut inauguré en Tunisie en 1891.11 fonctioima d'abord entre Tunis, Là Marsa et La Goulette. Successivement des réseaux urbains furent créés à Sousse et dans les centres les plus importants.
Puis, rOfllce postal chercha et réussit, grâce à des dispositifs ingénieux, à utiliser pour les communications téléphoniques échangées de ville à ville les conducteurs télégraphiques déjà existants. C'est ainsi que furent reliés à Tunis : Sousse, Monastir, Msaken, Moknine, Kairouan, Bizerte, Sfax et d'autres localités moins importantes.
Bientôt, il fallut envisager la substitution, aux procédés du début, devenus insuffisan ts, de circuits téléphoniques spéciaux. Cette substitution est aujourd'hui réalisée entre Tunis et les villes les plus importantes, telles que Bizerte, Sousse, Sfax, Kairouan, Ferryville, MaLeur, Grombalia, Nabeul, Flammam-Lif, Maxula-Radès, La Manouba, Soliman, etc.
Dans le Sud, où le nombre des communications ne justifie pas l'établissement de circuits téléphoniques spéciaux, un système d'alternat, adopté récemment, permet d'utiliser successivement les fils uniques pour l'échange des télégrammes et des conversations téléphoniques. Ce moded'exploitation donnedes résultats surprenants; il est particuhèrement apprécié des indigènes, pour lesquels le téléphone constitue l'appareil idéal, ne nécessitant ni traduction ni écriture.
Le décret du 11 février 1902 a accordé de grandes facilités au public pour l'abonnement au téléphone : les frais de premier étalilissement de la ligne et des appareils ont été fixés à forfait à 150 francs, payables en quatre annuités; les taxes unitaires de conversation ont été revisées et réduites; un service de télégrammes téléphonés a été créé; l'appel téléphonique à domicile a été autorisé et réglementé.
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