REMBRANDT DANS SON ATELIER
(Coll, de M. F. Flameng)
PORTRAITS DE REMBRANDT
— Rembrandt au sabre et à l’aigrette.
B. 23 ; G. 28 ; Cl. 25 ; W. 25 ; Bl. 232 ; M. 111 ; Dut. 23.
Signé : Rembrandt, 1634.
a. — 1er État, le portraitest vu jusqu’aux genoux. Connu à 4 épreuves seulement: collections d’Amsterdam, de Paris, du British Muséum, du baron Edmond de Rothschild.
h. — 2e État : le cuivre a été rogné en ovale, avec quatre oreillettes.
3e État : les oreillettes ont été abattues.
— Rembrandt au sabre flamboyant.
B. 18 ; G. 18 ; Cl. 18 ; W. 18 ; Bl. 231 ; M. 105 ; Dut. 18.
1er État : la planche mesure 0,109 en largeur.
2e État : la planche rognée mesure 0,098 de large.
— Rembrandt au bonnet orné d’une plume.
B. 20; G. 25; Cl. 20 ; W. 20 ; Bl. 223; M. 134; Dut. 20.
Signé : Rembrandt, 1638.
2e État.
Le 1er État, dont on ne connaît qu’une épreuve, au musée de Berlin, porte, le long du bord gauche de la planche, une ombre qui monte jusqu’en haut ; dans les états suivants, cette ombre a été effacée, et ne monte plus que jusqu’à la hauteur de la bouche.
— Rembrandt aux cheveux courts et frisés.
B. 26 ; G. 273; Cl. 26; W. 26; Bl. 216; M. 133; Dut. 26.
Vers 1638.
1er État. Avant la signature.
2e État. Avec la signature ajoutée en haut, à gauche, par une main étrangère.
— Rembrandt appuyé.
B. 21 ; G. 26; Cl. 21 ; W. 21 ; Bl. 234. ; M. 137; Dut. 21.
Signé : Rembrandt f. 1639.
a. — 1er état. Le cordon de la toque s’arrête à la tempe gauche, à la première mèche de cheveux.
b. — 2e État. Le cordon est allongé et dépasse la toque.
Dans son intéressant article sur les emprunts de Rembrandt (Enilehnnngen Rembrandts, Jarhbuch d. K. Preussischen Kuntsammlungen, t. XV, p. 175), M.Hofstede de Groot signale un rapprochement curieux entre ce portrait et le portrait de Baltazar Gastiglione, peint par Raphaël, actuellement au Louvre.
Le portrait de Castiglione passa dans la vente de Lucas van Uffelen, àAmsterdam, le 9 avril 1639, et fut adjugé pour 3.500 florins au marchand Alfonso Lopez. Rem-
EAUX-FORTES
brandt a exécuté un croquis à la plume, d’après le portrait de Gastiglione, et ce croquis, conservé dans la collection Albertine, porte les annotations suivantes de la main du dessinateur :
De conte batasar de Kastylyone van raefael verkoft voor 3500 gulden ; het yehell caergesoen tôt Luke van Nuffeelen heeft gegolden f. 59456. Ano 1639.
Il est à supposer que van Uffelen avait rapporté d’Italie, dans un lot de tableaux, ce portrait dont l’influence se retrouve manifestement dans le Rembrandt appuyé.