Fuite en Egypte
B. 52 ; G. 52 ; Cl. 56 ; W. 57 ; Bl. 25 ; M. 184 ; Dut. 57.
Signé : Rembrandt in ventor et fecit, 1653.
1er État : le fond est sale; avant que les contours soient repris à la pointe comme on le voit dans le 2e État exposé.
MM. Seymour-Haden et Ch. Blanc attribuent cette pièce à Ferdinand Bol. M. von Seidlitz fait remarquer que Bol avait 16 ans à cette date et pense que le 1er État est de Rembrandt. M. Middleton voit dans le 2e État le travail du maître qui a retouché le bon Samaritain.
On peut remarquer que cette fuite en Egypte et le Bon Samaritain sont signés tous deux avec la même formule, qui est exceptionnelle dans les Estampes de Rembrandt.
PORTRAIT DE REMBRANDT
(Coll, de M. J. P. Heseltine)
NOUVEAU TESTAMENT
— Fuite en Egypte, effet de nuit.
B. 53 ; G. 53 ; CI. 57 ; W. 58 ; Bl. 26 ; M. 227.
Signé : Rembrandt f. 1651.
a. — lerÉtat (Épreuve et contre-épreuve) : la lèvre de Joseph avance d’une façon excessive .
b. — 2e État : la lèvre de Joseph est corrigée; on a ajouté de petites tailles sur la main et le pouce du Saint.
3e État : la planche est entièrement retravaillée, le museau de l’âne est complètement couvert de fines tailles en diagonale qu’on ne voyait pas dans les états précédents.
— Fuite en Egypte dans le goût d’Elsheimer.
B. 56 ; G. 56 ; CI. 60 ; Bl. 29 ; M. 237 ; Dut. 61.
Rembrandt a gravé cette pièce sur une planche d’Hercule Seghers représentant le voyage du jeune Tobie, d’après Elsheimer. (Seghers est mort à Amsterdam vers 1650, on suppose que la gravure de Rembrandt est de 1653).,
On ne connaît de la planche de Seghers que deux épreuves, une à Amsterdam, une autre chez le Rütl Edm. de Rothschild, qui possède la plus belle série d’épreuves de cette pièce.
a. — Épreuve intermédiaire entre le 4 e et le 5e États décrits par Rovinski. Les arbres sont plus travaillés que dans le 4e État décrit et reproduit; on ne voit pas dans le lointain les 3 tours qui constituent le 5e État et l’angle droit du bas ne porte pas les tailles horizontales qui constituent le 6e.
b. — 6e État : La planche est retravaillée, on voit de larges coups de lumière sur le vêtement de la Vierge et sur le terrain.
— Fuite en Egypte : passage d’un gué.
B. 55 ; G. 55 ; Cl. 59 ; W. 60 ; Bl. 28 ; M. 240 ; Dut. 60.
Signé : Rembrandt 1654.
— Le repos en Egypte, effet de nuit.
B. 57 ; G. 57 ; Cl. 61 ; W. 62 ; Bl. 30 ; M. 221 ; Dut. 62.
3e État.
Les deux premiers états ne portent pas la tête d’âne qu’on voit à droite, à mihauteur de l’estampe.
— Le repos en Egypte, au trait.
B. 58 ; G. 58 ; Cl. 62 ; W. 63 ; Bl. 31 ; M. 218 ; Dut. 63.
Signé : Rembrandt f. 1645,
— La Sainte famille au linge.
B. 62 ; G. 61 ; Cl. 66; W. 66 ; Bl. 33 ; M. 182 ; Dut. 65.
Signé : R. H.
Charles Blanc a fait remarquer avec raison que les types de cette composition constituent presque une exception dans l'œuvre gravé de Rembrandt ; il y voit
Catalogue de VExpositioîi.
EAUX-FORTES
une influence des maîtres bolonais que collectionnait Rembrandt, comme le montre l'article 209 de l’inventaire dressé chez lui pour la Chambre des Insolvables (25 et 26 juillet 1656) :
209. Un portefeuille de Hannibal , Augustijn et Loduwijck Crats. (Garrache) Guwido le Bolonais ( Guido Béni) et Spanjolette ( Ribera ). (Voy. Rovinski, p. lxvii.)