Saint Pierre et saint Jean à la porte du Temple
B. 95 ; G. 94 ; Cl. 98 ; W. 90 ; Bl. 65 ; M. 249 ; Dut. 98.
Cette estampe rarissime a été datée de 1630 par M. Émile Michel; M. von Seid-
SUJETS PIEUX
litz se range également à cette opinion, bien que M. Middleton ait cru devoir adopter la date de 1655.
On ne connaît que quatre épreuves de cette pièce, appartenant aux cabinets d’Estampes de Paris, Londres et Amsterdam et à la collection Albertine de Vienne.
L’épreuve du cabinet des Estampes de Paris provient de la vente Amadée de Burgy (1755).
Le cabinet des Estampes de Dresde possède une étude au crayon pour la figure de saint Pierre (n° 233 du catalogue Hofstede de Groot).
— Saint Pierre.
B. 96 ; G. 58 ; Cl. 99 ; W. 101 ; Bl. 67 ; M. 219 ; Dut. 99.
Signé : Rembrandt f. 1645.
— Saint Pierre et saint Jean guérissant le paralytique à la porte
du temple.
B. 94 ; G. 94 ; Cl. 97 ; W. 98 ; Bl. 66 ; M. 254. ; Dut. 97.
Signé : Rembrandt f. 1659.
2e État.
Avec les contre-tailles qui dessinent le pli du manteau de saint Pierre au-dessous de la barbe ; avant les contre-tailles sur la voûte, à gauche, qui, dans les états suivants, descendent jusqu’au chapiteau.
— Le martyre de saint Etienne.
B. 97 ; G. 98; Cl. 100 ; W. 102 ; Bl. 68 ; M. 197; Dut. 100.
Signé : Rembrandt f. 1635.
1er État : avant les petites tailles de burin horizontales près de la signature, qui caractérisent l’état édité par Basan.
— Le Baptême de l’Eunuque.
B. 98 ; G. 95 ; Cl. 101 ; W. 103 ; Bl. 69 ; M. 210; Dut. 101.
Signé : Rembrandt, f. 1641.
a. — 1er État, avant que la chute d’eau, à la hauteur du genou de l’eunuque, et le rocher soient entièrements recouverts de travaux.
Cette épreuve, qui a échappé à l’attention de Rovinski, porte à quatre le nombre des épreuves de 1er État connues ; elle est entrée au cabinet des Estampes en
b. — 2e État. La chute d’eau et le rocher sont entièrement ombrés.
Cette estampe se rapproche beaucoup d’un dessin de la même scène qui fait partie de la collection Bonnat (Catalogue Hofstede de Groot n° 703. Voir n° 1278 du même catalogue, une étude de femme à cheval qui a servi pour la même composition) .
EAUX-FORTES
4e Classe
SUJETS PIEUX
(Vierge, Apôtres, Saints et Saintes).
— La Vierge et l’Enfant Jésus sur des nuages.
B. 61 ; G. 60 ; Cl. 65 ; W. 65 ; Bl. 32 ; M. 21 1 ; Dut. 64.
„ Il est probable que Rembrandt avait commencé à esquisser une autre composition sur le cuivre dont il s’est servi, caron voit très nettement sur le bas du vêtement de la Vierge, un peu au-dessous du genou gauche, l’indication d’une tête de face.
— La Vierge de douleurs.
B. 85; G. 89; Cl. 89; W. 90; Bl. 59; M. 202; Dut. 91.
1er Etat, avec des barbes vigoureuses dans les plis des vêtements.
2e État. Ces plis ont disparu.
Rovinski fait remarquer que la femme qui a servi de modèle pour cette Vierge, a posé pour la Vieille bohémienne (B. 120).
— La mort de la Vierge.
B. 99; G. 97; Cl. 102; W. 104; B1.70; Mid. 207; Dut. 102.
Signé : Rembrandt f. 1639.
a. — Épreuve de 1er État : le dessus du bas du fauteuil à droite a une place blanche qui a été recouverte de tailles dans les états postérieurs.
2e État. Le bras du fauteuil est ombré.
On sait que Rembrandt possédait les estampes de Mantegna, qui figurent dans son inventaire sous cette désignation : Le précieux œuvre d’André de Montaingie, et que sa Vierge au chat (B. 63) est très imitée de la Madone de Mantegna (B. 8). On peut retrouver l’influence du maître de Padoue dans plusieurs figures de la mort de la Vierge, et notamment dans celle de l’homme jeune, qui se détache en clair sur le rideau du fond.
Le musée de Munich possède une esquisse à la sanguine pour cette composition.
(Catalogue Hofstede de Groot, n° 397).
SUJETS PIEUX
— Vieillard, homme de lettres. Appelé par Charles Blanc : Saint
Jérôme en méditation, et par M. Hofstede de Groot : Saint- Paul à sa table de travail.
P. Yver (supplément au catalogue de Gersaint, 1756), n° 53.
B. 149; Cl. 146; W. 147; Bl. 77; M. 176; Dut. 145.
2e État.
Le musée de Harlem possède la seule épreuve connue du 1er État de cette pièce, on n’y voit pas les travaux dans le haut à droite ; l’épaule gauche, est à peine indiquée, la main gauche ne l’est pas.
On ne connaît du 2e état que deux épreuves, celle qui est exposée et celle de la collection Dutuit.
D’après un dessin du musée du Louvre (n° 613 du catalogue Hofstede de Groot).
— La petite Mariée juive.
Cette pièce, plus justement désignée sous le nom de Sainte Catherine, dont l’emblème, une roue de supplice, occupe la droite de l’estampe, est un portrait de Saskia.
B. 342; Cl. 332; W. 338; Bl. 200; M. 135; Dut. 331.
Signé : Rembrandt f. 1638..
Épreuve et contre-épreuve.
— Saint François à genoux.
B. 107; G. 107; Cl. 110; W. 112.,; Bl. 78; M. 252; Dut. 109.
Signé : Rembrandt, 1657.
1er État. Le côté droit de la planche est en blanc.
2e État. La planche est terminée, la signature et la date ont été regravées.
Cette pièce, une des plus rares de l’œuvre de Rembrandt, paraît avoir été exécutée sous l’inspiration d’une composition italienne. M. Seymour-Haden a fait remarquer avec raison que la figure du Saint est toute italienne de caractère et que le fond a été inspiré par Titien ou Campagnola. »
M. L. Bonnat possède une belle étude de tronc d’arbre, dessinée à la plume et au lavis, qui a dû servir pour cette gravure.
(Catalogue Hofstede de Groot, n° 769).
— Saint Jérôme vers 1629.
B. 106; G. 99; Cl. 109; W. 111; M. 175.
Ch. Blanc et Dutuit ont rejeté de l’œuvre de Rembrandt cette estampe très rare (on ne connaît que les deux épreuves des cabinets de Paris et d’Amsterdam). Vosmaer l’a replacée dans l’œuvre du maître : il voyait dans cette estampe une étude pour un tableau daté de 1629, qui se trouvait dans l’ancienne galerie Suermondt. Ce tableau, aujourd’hui à Berlin, est très discuté.
M. von Seidlitz juge l’estampe très douteuse ; MM. Rovinski et Émile Michel ne la considèrent pas comme une œuvre de Rembrandt.
EAUX-FORTES