‹ Exposition d'œuvres de RembrandtChapitre 53 sur 206 · Lazarus Klap ouïe muet · texte numérisé non relu

Lazarus Klap ouïe muet

B. 171 ; G. 165 ; Cl. 168 ; W. 168 ; Bl. 138; M. 72; Dut. 167.

Signé : Bt 1631.

a. — 1er État (seule épreuve connue). La planche mesure : 0,100X0,075, avant la signature .

Cette épreuve est imprimée au verso de l’estampe : Mendiants, homme et femme (B. 183; G. 175; Cl. 180; W. 80; Bl. 145 ;M. 13; Dut. 179).

b. — 3e État. La planche rognée et signée; une tache blanche qui, dans le 2e état, se voyait sur le bras droit, a été recouverte.

5e État. Le visage, blanc dans les états précédents, a été recouvert de tailles et de contre-tailles; un trou dans le manteau, à la hauteur du coude gauche, visible dans les états précédents, a été effacé.

Charles Blanc a appelé cette pièce le Lépreux, d’après son nom hollandais : Lazarus Klap, qui signifie cliquette de Lépreux.

Imposée par le moyen âge aux lépreux qui devaient l’agiter en marchant afin de prévenir les passants de leur approche, la cliquette se retrouve dans beaucoup d’images, où elle est la caractéristique (ju lépreux et, par extension, de saint Lazare et de ses dévots.

Une bannière de 1502, conservée au cabinet des Estampes, et exécutée probablement pour une confrérie de Saint-Lazare, montre le saint agitant une cliquette à côté de la Vierge dans une bordure décorée de cliquettes et d’entrelacs.

La lèpre a disparu, mais la cliquette est encore usitée par les sourds et muets qui s’en servent comme moyen d’appel, et c’est ce qui explique les titres divers donnés à l’estampe de Rembrandt.

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