‹ Exposition de la doctrine chrétienne (volume 2)Chapitre 162 sur 961 · CINQUIÈME DEMANDE · texte numérisé non relu

CINQUIÈME DEMANDE

comme ce pain ne peut être mangé que par ceux: dont le cœur est pur, en priant Dieu de nous le donner chaque jour, nous lui demandons en même temps la pureté de cœur, qui nous mette en état de prendre avec fruit ce divin aliment.

Je suis le pain vivant, qui suis descendu du ciel. Si quelqu*un mange de ce pain, il viv^'a éternellement : et le pain que je donnerai, c^est ma chair ^,

2*> Jésus-Christ est notre pain dans sa parole : sainte Écriture, prédication, vie des saints. Sans cet aliment salutaire, Tâme demeure dans un état d'inanition déplorable.

L'homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu*,

c Autant nous apportons de précaution pour ne pas laisser tomber à terre le corps de Jésus -Christ qu'on nous présente, autant nous en devons apporter pour ne pas laisser tomber de notre cœur la parole de Jésus- Christ qu'on nous annonce. » (S. Augustin.)

3« Jésus-Christ est notre pain dans sa grâce, c'est-à-dire dans le secours de son divin Esprit, dont nous avons besoin chaque jour et à chaque moment, pour conserver la charité, qui est la vie de notre âme, pour sanctifier le nom de Dieu, faire sa volonté et vaincre les tentations. Mais de môme que, pour obtenir le pain temporel, le travail doit être joint à la.prière, il faut aussi qu'en lui demandant sa grâce, nous mettions en pratique les moyens par lesquels Dieu communique ordinairement cette nourriture spirituelle.

La grâce qu'on reçoit de Dieu, c'est la vie étemelle en Jésus -Christ Notre- Seigneur ^.

Cinquième demande.

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