Quels sont les sacrements qui impriment un caractère
Ce sont : le baptême, la confirmation et Tordre.
i04. Gomment savons -nous que ces sacrements impriment un caractère?
Nous le savons : 1° Par renseignement de l'Église.
« Si quelqu'un dit que ces trois sacrements, savoir : le baptême, la 'confirmation et Tordre, n'impriment point dans Tâme un signe spirituel et ineffaçable, qui fait que ces sacrements ne peuvent ^tre réitérés ; qu'il soit anathème^ )>
2° Par la sainte Écriture.
Dieu notis a marqués de son sceau, et, pour gage, nous a donné le Saint-Esprit dans nos cosurs^. — Vous avez été sceUés du sceau de V Esprit' Saint qui avait été promis^, — N'attristez pas l'Psprit- Saint de Dieu, dont vous avez été marqués comme d'un sceau pour le jour de la rédemption*,
3^ Par renseignement unanime des Pères de TÉgiise.
a Le Saint-Esprit, dit saint Ambroise, nous marque de son signe, afin que nous puissions conserver son image et sa grâce , et cette marque est ua scd^u spirituel. »
105. Pourquoi n'y a-t-il que le baptême , la confirmation et l'ordre qui impriment un caractère?
Parce que : 1« Ce sont les seuls sacrements, dit saint Thomas, qui cpf^sacrent Tbomme, pojir repevoir pu faire quelqup chose qui rentre 4ans le culte rendu à J)'\m p£^r le ^ac^rdoca de Jésus- Christ.
Le baptême donne à Thomme le pouvoir de recevoir les autres sacrements, ^a ponfirniation lui donne )a puissance et la force pour combattre contre les ennemis de la foi. ^.'ordre consacre des n^i^istres , afin qu'ils pujs^^nt confiérer }es sacrements.
* Concile de Trei^te, See«. y II, can. 9. — ' Il Cor., f, »2. — ^ Bpji^ i, 13. — * Épté*., nr».80.
* DES CÉRÉMONIES DES SACREMENTS 15i
2® Parce que ce sont les seuls sacrements qui constituent l'homme dans un état perpétuel de sa nature.
Le baptême établit l'homme dans la famille de Jésus-Christ; la confirmation l'enrôle dans la milice de Jésus-Christ; l'ordre constitue certains hommes dans l'état de ministres de Jésus-Christ.
< n est nécessaire, dii saiat Bonaventure , que les sacrements qui ont rapport aux états déterminés de la foi produisent, outre Les autres grâces, des effets permanents, afin que dans TÉgUse la distiuctioQ des ét^ts soit fixe et stable. Or Tétat de la foi, d'après lequel la distinction doit être faite, est triple : il y a la foi engendrée, la foi développée, la foi multipliée. Par le premier état, les fidèles sont distingués des incrédules; par le second, les forts sont distingués des faibles et des débiles ; par le troisième , les clercs sont distingués des laïques. Voilà pourquoi les trois sacrements qui correspondent k ces trois états impriment d^ns Tâme nn paraetëre qui ne peut être détruit et qui , par là même , ne peut être renouvelé. »