‹ Exposition de la doctrine chrétienne (volume 2)Chapitre 246 sur 961 · Quel est le sujet du baptême · texte numérisé non relu

Quel est le sujet du baptême

C'est toute créature humaine vivante qui n'a pas encore été baptisée.

Baptême des enfants.

62. Les petits enfants eux-mêmes sont -ils aptes à recevoir le baptême? Bien que les petits enfants ne soient pas encore capables de

croire de cœur pour être justifiés, et de confesser de bouche leur foi * pour être sauvés, non seulement on peut, mais on doit les baptiser :

io Afin qu'ayant encouru la damnation, en leur qualité de fils d'Adam, ils soient régénérés en Jésus- Christ, et puissent ainsi arriver au salut.

2" Afin que, formés dès leur enfance aux habitudes de la vie chrétienne, ils y persévèrent avec plus de fermeté dans la suite.

a Personne n'est repoussé ni du baptême ni de la grâce. A combien plus forte raison ne doit- on pas en repousser Tenfant, qui, né d'hier, n'a commis aucun péché, sinon qu'issu d'Adam selon la chair il a contracté, dès sa naissance, la contagion de l'ancienne mort. » (S. Cyprien.)

63. Comment établit -on que les enfants sont aptes à recevoir le baptême? Par l'enseignement et la pratique de l'Église, qui depuis le

temps des Apôtres a toujours baptisé les enfants et condamné tes hérétiques qui s'opposaient à cette pratique.

< Si quelqu'un dit qu'on ne doit baptiser personne qu'à l'âge où le Christ a été baptisé, ou même à l'article de la mort : qu'il soit anathème '. » — <î Si quelqu'un dit qu'il ne faut pas compter au nombre des Gdèles les enfants qui ont reçu le baptême , pftrce qu'ils sont incapables de l'acte de foi, et qu'on doit dès lors les rebaptiser quand ils ont atteint l'âge de discrétion, our qu'il vaut mieux les laisser sans le baptême que de les bapti-

* Bom., X, 10. — 2 Concile de Trente, Sees. VU, can. IS.

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ser seulement dans la foi de FÉglise , lorsqu'ils ne croient fias par ]«ir acte propre: qu'il soit anathëme^. »

64. N'est-œ pa» un attentat contre la liberté, que d^hnpoaer à Tenfant, par le baptême, et sans son aveu, une foi religieuse dont il ne voudra peut-être plus un jour?

•« Le respect de la liberté ne doit pas être ridicule et barbare jusqu'à priver Tenfant inconscient, des grands et solides avantages qu'on pourrait lui procurer, même au prix de certaines obligations*. i>

Dans les choses humaines, les partisans d'une fausse liberté de conscience sont moins scrupuleux : si un enfant est atteint d'une grave infirmité qui menace de le rendre difforme pour toute la vie, les parents n'attendent pas son aveu pour y remédier. Sans son aveu aussi, ils le font inscrire à l'état civil pour qu'il prenne part un jour aux bénéfices et aux charges de leur propre nationalité. Sans son aveu encore, ils acceptent en son nom un riche héritage qui viendrait à lui échoir. Pourquoi n'en serait- il pas de même du baptême, qui arrache l'enfant à la mort éternelle, l'incorpore à la société des enfants de Dieu, et lui assure dans le ciel un incomparable héritage?

65. Peut- on imposer des obligations à un enfant qui vient de naître? Assurément, et ce n'est point là attenter à sa liberté.

Le seul fait de sa naissance, qu'il a reçue sans l'avoir demandée, n'irapose-t-il pas aussi à l'enfant de nombreuses obligations envers ses parents et envers une patrie qu'il ne lui a pas été donné de choisir? Le baptême l'obligera à vivre honnêtement et chrétiennement, à mériter les récompenses de la vie bienheureuse. Cette obligation n'est -elle pas toute à son avantage?

66. Quels sont les cas particuliers qui peuvent se présenter avant l'âge adulte, relativement au baptême ?

Il y en a plusieurs; entre autres : le cas des enfants exposés, celui des enfants de baptisés hérétiques, apostats ou impies, et celui des enfknts des infidèles.

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