SUJET DU BAPTÊME
baptiser leurs enfanta, bien qu'il faille agir avec la plus grande prudence.
On ne doit point baptiser les enfants des infidèles contre le gré de leurs parents, soit parce qu'ils seraient exposés à abjurer la foi , soit parce qu'il pourrait en résulter de graves inconvénients pour la religion , soit pour ne pas entreprendre sur le droit des parents. C'est la règle que les papes, et en particulier Jules m , ont donnée pour le baptême des enfants des juifs.
Mais cette règle est sujette à quelques exceptions. On peut baptiser ces enfants: 1*^ si, ayant le plein usage de leur raison, ils demandent eux-mêmes le baptême; 2*> s'ils sont en danger de mort; 3° s'ils sont abandonnés; ¥ si les parents, ou du moins l'un d'eux , donne son consentement.
Baptême des aduUes.
68. Quelles dispositions doivent apporter les adultes pour recevoir le sacrement de baptême?
Pour le recevoir validement^ ils doivent consentir à sa réception.
Pour le recevoir avec fruit, ils doivent : i^ croire aux vérités révélées; 2<> espérer leur justification et la vie éternelle; 3<^ commencer d'aimer Dieu , comme source de la justification ; 4° avoir une douleur surnaturelle des fautes personnelles commises, et une ferme résolution de s'abstenir de tout péché à l'avenir».
« Quiconque est en possession de son libre arbitre ne peut coramencer une. vie nouvelle sans se repentir de ses fautes passées. » (S. Augustin.)
Celui qui croira ^ et qui sera baptisé, sera sauvé *.
60. Que doit-on faire si l'adulte tombe en danger de mort avant son instnictîon complète ?
On doit le baptiser, pourvu : 4° qu'il ait la foi explicite aux vérités dont la connaissance est absolument nécessaire au salut : l'existence d'un Dieu rémunérateur, et probablement les mystères
• Dans la primitive Église, la préparation au baptême s^appelait catéchuménat (de catechiiein, instruire). D'une manière générale, ceux qui recevaient des instructions étaient appelés écoutants (audientes) ; lorsqu'ils se disposaient à recevoir prochainement le baptême et recevaient pour cela des instructions spéciales (appelées catéchèse») ^ on les appelait compétents (compétentes). Les catéchumènes qui s'étaient rendus coupables de quelque faute grave se yoyai^t imposer une sorte de pénitence et étaient rangés parn^i les prosternés ( genullectentes ) pendant un certain temps. Les catéchumènes, ne faisant point encore partie de rÉgliae, n'assistaient pas aux saints mystères; ils sortaient après l'homélie.
* Ifftro, XVI, 16,
176 DE l'administration du baptême
de la très sainte Trinité et de Tlncarnation ; 2» qu'il ait Tattrition de ses péchés graves, s'il en avait commis.