Quelles sont les cérémonies qui accompagnent le baptême
i^ Le prêtre, mettent sur Tenfont rextrémité de son étple, jnsigqe (Je son autorité, l'introduit auprès des fonts baptismaux, en disant :
c N., entrez dans le temple de Dieu, afîn que vous ayez une place, en compagnie du Christ , dafiH la vie éternelle. i>
2*> En s'avançant vers les fonts, le prêtre récite, conjointement avec le parrain et la marraine, le Symbole des Apôtres etrOraison dominicale. Il récite le Stjynbole des Apôtres, pour montrer que l'Église ne reçoit au nombre de ses enfants que ceux qui font profession de la foi de Jésus -Christ; V Oraison dominicale, pour rappeler que les baptisés seuls, comme le dit saint Jean Ghrysostome, ont le droit d'appeler Dieu leur Père, et qu'ils doivent souvent réciter cette divine prière qui résume toutes les autres.
3® Le prêtre met ensuite de la salive sur les oreilles et les narines de l'enfant. Il cjit, en touchant l'oreille droite et l'oreille gauche : « Ephpheta, c'est-à-dire, ouvre-toi, » et, en touchant les narines : « En odeur de suavité ; j puis il continue : a: Mais pour toi, démon, pren(Js la fuite, car le jugement de Dieu n'est pas éloigné, p
Cette cérémonie rappelle la guérison d'un homme sourd et muet, opérée par Î^Iotre- Seigneur en Galilée \ Elle signifie que l'enfant doit avoir les oreiljes ouvertes aux vérités cje 1^ religion et en sentir la douceur. ^
4** Le prêtre interroge l'enfant, et, l'interpellant par son nom, il lui dit :
c N., renoncez- Yoqs à 8atan? » — Le parrain répond : «J'y renonce. »
« Et à toutes ses œuvres? — J'y renonce. »
« Et à toutes ses pompes? — J'y renonce. ^
1 Marc, vn, 82.3fi.
180 DE l'administration du baptême
On ne peut devenir enfont de Dieu sans renoncer au parti de Satan, l'ennemi de Dieu.
&> Le prêtre trempe ensuite le pouce dans l'huile des catéchumènes * et fait en forme de croix une onction sur la poitrine et entre les épaules, en disant :
c Je te fais une onction avec Thuile du salut en Jésus -Christ Notre- Seigneur, afin que tu possèdes la vie éternelle. »
Cette onction signifie la grâce qui fortifiera le baptisé dans les travaux de la vie chrétienne, et qui lui rendra doux et aimable le service de Dieu ; car il est dans la nature de l'huile de fortifier et d'adoucir les membres. C'est ainsi que les athlètes de l'antiquité se frottaient d'huile pour donner à leur corps force et souplesse.
6® Le prêtre, avant de procéder au baptême, fait les dernières interrogations, auxquelles le parrain répond pour l'enfant:
« N., croyez -vous en Dieu, le Père tout -puissant. Créateur du ciel et de la terre? — J'y crois. »
«c Croyez -vous en Jésus -Christ, son Fils unique, Notre -Seigneur, qui est né, qui a souffert? — J'y crois. »
c Croyez- vous au Saint-Esprit, la sainte Église catholique, la communion des saints, la rémission des péchés, la résurrection de la chair et la vie éternelle? — J'y crois. »
< Voulez -vous être baptisé? — Je le veux. »
De même que par son obéissance volontaire au serpent, l'homme avait justement encouru une sentence de condamnation, de même Notre -Seigneur ne veut avoir, sous son étendard, que des soldats volontaires, qui, par une obéissance spontanée à ses divers commandements, puissent obtenir le salut éternel. Voilà pourquoi, quand le sacrement est sur le point d'être administré, le prêtre demande à celui qui doit le recevoir s'il veut être baptisé, et, après avoir reçu une réponse affirmative de lui , ou de son parrain, si c'est un enfant, il fait l'ablution salutaire au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit.
7» Après cette dernière réponse : « Je le veux, » faite par le parrain, le prêtre prend de l'eau baptismale avec le petit vase destiné à cet usage, et en verse trois fois sur la tête de l'enfant, en forme de croix, disant distinctement et avec attention : « N., je te baptise au nom du Père (et il verse de l'eau), et du Fils (et il en verse une seconde fois), et du Saint-Esprit (et il en verse une troisième fois) *>. »
« Huile sainte consacrée pour ceux qui ne sont pas encore baptisés, b La triple ablution et le signe de croix ne sont pas nécessaires pour la validité du baptême, mais ces rites sont obligatoires.