DE LA CONFIRMATION. — RÉSUMÉ
RÉSUMÉ
La coniirmatioii en général. — La confirmation est un sacrement qui nous donne le Saint-Esprit avec Tabondance de ses dons, et nous rend parfaits chrétiens. — Le signe sensible dans la confirmation, c'est l'imposition des mains de Tévêque sur ceux qu'il confirme , Fonction qu'il fait sur leur iront en forme de croix avec le saint chrême, et les paroles qu'il prononce en faisant cette onction. Ce signe sensible représente la grâce du Saint-Esprit qui descend dans l'âme du confirmé avec l'abondance de ses dons. — Le baptême nous îaÂi chrétiens, et la confirmation nous rend parfaits chrétiens. — On établit par renseignement de l'Église et par la sainte Écriture que la confirmation est an sacrement véritable et proprement dit.
L*opinion commune est que la confirmation fut instituée le jeudi saint, dans la nuit de la Cène, lorsque Jésus -Christ promit d'envoyer le Saint-Esprit.
Signe sensible dans la confirmation. — La matière éloignée de la confirmation est le saint chrême, mélange d'huile d'olive et de baume, consacré solennellement chaque année par l'évêque à la messe du jeudi saint. Le chrême est une matière convenable pour la confirmation parce que, par les éléments qui le composent, il exprime les merveilleuses opérations du Saint-Esprit dans les âmes. — La matière prochaine est l'onction du saint chrême faite en forme de croix sur le front par l'imposition des mains de l'évêque.
La forme de la confirmation consiste dans ces paroles : Je te marque du signe de la croix, et je te confirme par le chrême du salut, au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, Cette forme convient au sacrement de confirmation, parce quelle exprime : la cause qui confère la plénitude de la force spirituelle, ou la très sainte Trinité, la force qui est conférée à l'homme pour son salut, ainsi que le signe donné au combattant.
Nécessité de la confirmation. — Ce sacrement n'est pas nécessaire de nécessité de moyen pour le salut, mais il est nécessaire de nécessité de précepte divin et ecclésiastique. Ceux qui, pouvant recevoir ce sacrement, refusent ou négligent de le recevoir, se rendent gravement coupables.
Administration de la confirmation. — L'évêque seul est le ministre ordinaire de la confirmation, parce que seul il possède la plénitude du sacerdoce. -— Un simple prêtre peut en devenir le ministre extraordinaire , par une délégation du souverain pontife.
Le sujet de la confirmation est tout baptisé, et seulement celui qui est baptisé; car la confirmation est au baptême ce que la croissance est a la génération. On peut recevoir la confirmation aussitôt après le baptême; mais l'Église a jugé sagement qu'il était utile d'attendre, pour les admettre à la confirmation, que les enfants fussent en âge d'en connaître la sainteté. — Chez les adultes, pour recevoir vaivdement la confirmation, il suffit d'avoir l'intention d'être confirmé; mais, pour la recevoir avec fruit, il faut être instruit des principales vérités de la religion et être en état de grâce. Il y a des dispositions au moins de convenance qui regardent le corps : on doit être vêtu proprement et décemment, avoir le front découvert, et être à jeun si c'est possible. — Il convient de se préparer à la confirmation par la retraite et la prière , de se tenir dans un grand recueillement pendant qu'on l'administre, et de remercier Dieu d'un si grand
218 DE hk CONFIRMATION. — RÉSUMÉ
bienfait, après l'avoir reçue. — Celui qui reçoit la confirmation doit être accompagné d'un parrain. Certaines conditions sont requises pour remplir cette fonction. L'évêque commence la cérémonie de la confirmation par quelques invocations; ensuite, il étend les mains sur ceux qu'il va confirmer et récite une prière, puis il fait l'onction du saint chrême sur le front de chaque eonfirmand en même temps qu'il prononce la formule sacramentelle ; il donne ensuite un léger soufflet au confirme , pour lui apprendre que ce sacrement lui confère la force de souffrir avec joie les injures et les affronts pour l'amour de Jésus-Christ.
Elfets de la confirmation. — Le sacrement de confirmation augmente la grâce sanctifiante, produit une effusion plus abondante des dons du Saint- Esprit, donne une grâce sacramentelle propre et imprime un caractère indélébile. — La grâce sa^rafnentelle consiste dans une grâce de force qui donne droit aux grâces actuelles nécessaires pour confeaser Jésus-Chriat par nos paroles et par nos œuvres, malgré les tentations du démon, de la chair et du monde. — Ce sacrement imprime dans Tâme le caractère de panfait chrétien et deaoldat de Jésus -Christ.
Dons du Saint-Esprit. — Un don du Saint-Esprit est une habitude surnatu relie qui nous dispose à recevoir et à suivre promptemcnt ses inspirations et ses mouvements, li y en a sept. — La crainte de Dieu nous incline à suivn» promptement l'inspiration de l'Espril-Saint pour éviter, avec la crainte la plus filiale, tout ce qui pourrait déplaire à Dieu. — La piété nous incline à suivre promptement l'inspiration de l'Esprit -Saint pour révérer, avec une affection filiale, Dieu notre père, et nous faire aimer tous les hommes en tant qu'ils appartiennent à Dieu. — La science nous incline à suivre promptement l'inspiration de l'Esprit-Saint pour discerner et prendre les moyens qui conduisent au salut, et repousser tout ce qui nous en écarterait. — La force nous incline à suivre promptement l'inspiration de l'Esprit-Saint pour braver tous les obstacles et tous les dangers, comme de vaillants soldats de Jésus - Christ. — Le conseil nous incline à suivre promptement l'inspiration de l'Esprit-Saint pour nous faire discerner et choisir ce qui convient le mieux à la gloire de Dieu et à notre salut. — V intelligence nous incline à suivre promptement l'inspiration de l'Esprit- Saint pour mieux comprendre les vérités de la foi. — La sagesse nous incline à suivre promptement l'inspiration de l'Esprit-Saint pour juger et goûter les choses de Dieu, et nous détacher du monde.
Les dons du Saint-Esprit perfectionnent les Cacultée de l'àme. L'intelligence, la science et le conseil perfectionnent Tentendement ; la piété, la force et la crainte de Dieu perfectionnent la volonté ; la sagesse perfectionne à la fois ces deux facultés. — Par rapport aux vertus infuses , on peut dire que l'Esprit-Saint, avec ses sept dons, est comme le moteur qui fait passer cas vertus de la puissance à l'acte. Le don d'intelligence agit sur la foi ; celui de science, sur l'espérance ; celui de sagesse, sur la charité ; celui de piété, sur la piiidence ; celui de conseil, sur la justice ; celui de force , sur la force ; et celui de crainte de Dieu sur la tempérance. — Aux sept péchés capitaux, l'EspritoSaint oppose ses dons comme sept principes de vie : à l'orgueil, la crainte; à l'envie, la piété; à la colère, la science; à la paresse, la force; à l'avarice, le conseil; à la gourmandise , l'intelligence ; et à la luxure , la sagesse.
Fruits du Saint-Esprit. — Les fi^uUs du Saint-Esprit sont les vertus qu'il produit en nous par ses dons. Il y en a douze principaux : la charité, la joie, la paix, la patience, la longanimité, la bonté, la bénignité, la mansuétude ^