SON INSTITUTION
dit : c Je suis le pain vivant, qui suis descendu du ciel. Si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement; et le pain que je donnerai, c'est ma chair pour la vie du monde*. »
Les Juifs, choqués de ces paroles, se disaient entre eux : « Comment celui-ci peut-il nous donner sa chair à manger *? i»
Alors Jésus leur déclara, de la manière la plus expressive et la plus forte, la nécessité de se nourrir de sa chair et de son sang pour avoir la vie :
En vérité, en vérité je vous le dis : si vous ne mangez la chair du Fils de l'homme, et ne buvez son sang, vous n'aurez point la vie en votis. Celui qui mange ma chair et boit mon sang, a la vie étemelle; et je le ressuêciterai au dernier jour. Car ma chair est véritablement nourriture, et mon sang est véritablement breuvage. Celui qui mange ma chair et boit mon sang, demeure en moi, et moi en lui^.
Son institution.
i7. Comment Jésus -Christ institua -t- il la sainte eucharistie?
La veille de sa mort, Jésus, après avoir mangé la Pâque avec ses disciples, se leva de table et leur lava les pieds ; puis, s'étant remis à table, il prit du pain, rendit grâces, le bénit, le rompit, et le donna à ses disciples, en disant : n Prenez et mangez : ceci est mon corps, qui sera livré pour vous; faites ceci en mémoire de moi. » Il prit de même la coupe, et ayant rendu grâces, il la leur donna, en disant : « Buvez-en tous; car ceci est mon sang, le sang de la nouvelle alliance qui sera répandu pour vous et pour plusieurs, pour la rémission des péchés; faites ceci en mémoire de moi, toutes les fois que vous le boirez. > *
i8. Pourquoi Jésus -Christ a-t-il institué l'eucharistie la veille de sa mort?
Saint Thomas en donne trois raisons excellentes : l® Jésus- Christ, sur le point de soustraire sa présence visible, a voulu rester sous les espèces sacramentelles; 2« il a voulu laisser un monument perpétuel de sa passion, parce que, sans la foi à sa passion, il n'y a pas de salut; 3<> les dernières paroles d'un ami, sur le point de nous quitter, se gravent plus profondément dans la mémoire et pénètrent plus avant dans le cœur.
Toutes les fois que vous mangerez ce pain , et que vous boirez ce calice, vous annoncerez la mort du Seigueur, jusqu'à ce qu'il vienne ^.
* Jean, vi, 61, S2. — * Jean, vi, 68. — • Jean, vi, 64-67. — * Matth., xxvi, 26-80; Marc, zxY, n-M: Lne,-xxn, 17-30; Jean, xm; I Oor., xi, 28-26. — > I Oor., xi, 26.