L'obligation du jeûne eucharistique est -elle grave
Cette obligation s'impose sous peine de péché mortel; elle n'admet pas de légèreté de matière.
145. Que faut -il pour que le jeûne eucharistique soit rompu?
Pour rompre le jeûne eucharistique, il faut le concours de trois circonstances :
i° Que ce qu'on prend vienne du dehors. Ainsi, ne rompent pas le jeûne : le sang qui vient des gencives ou de la bouche, les restes d'aliments de la veille qui seraient demeurés entre les dents. Le jeûne serait rompu si , ayant mis dans la bouche, avant minuit, du sucre, de la gomme, des pastilles, etc., on les avalait après minuit.
2« Que ce qu'on prend soit avalé par mode de nourriture, de boisson ou de médicament. Par conséquent, on ne rompt pas le jeûne si on avale par inadvertance quelques gouttes d'eau, de vin ou de jus mêlées à la salive, lorsqu'on se rince la bouche; qu'on passe des timbres -poste sur la langue pour pouvoir les coller; qu'on goûte du vin, une sauce, un bouillon, qu'on mâche du tabac ou quelque plante aromatique', pourvu que ce soit sans dessein d'avaler, et qu'on rejette ce qu'on a dans la bouche; de même ne rompent pas le jeûne : un flocon de neige, une goutte de pluie, un peu de poussière, un moucheron, qu'on avalerait en respirant, ni la fumée du tabac ou des mets, ni le tabac qui, passant des narines au gosier, vient à être avalé.
* Cette mastication faite sans motif avant la communion est inconvenante et véniellement coupable.
* I Cor., XI, 84.