‹ Exposition de la doctrine chrétienne (volume 2)Chapitre 370 sur 961 · Â qui appartient -il de régler les communiona · texte numérisé non relu

 qui appartient -il de régler les communiona

Au confesseur seul, qui juge, d'après les dispositions du péni^ tent, ce qu'il doit lui conseiller.

Le décret d'Innocent XI ordonne, en effet, aux évëques et aux curés, de laisser au confesseur le soin de déterminer la plus ou moins fréquente participation à la table eucharistique. Le décret apostolique du 17 décembre 1890, à son tour, remet exclusivement ce soia au coniSsseur ordinaire ou extraordinaire.

Communion fervents.

IBI. Qu'est-ce que la communion fervente?

La communion fervente est celle qui est faite avec une âme bien disposée, c'est-à-dire avec une foi vive, une espérance ferme, une charité ardente, avec de profonds sentiments d'adoration et d'humilité, et un grand désir d'être uni à Jésus -Christ.

185. Est- il nécessaire, pour la communion fervente, que le fruit de Teuchartstie soit sensible?

Non, car ce fruit ne consiste pas à être plus consolé dans la prière, ni à avoir une certaine tendresse de dévotion dans les exercices spirituels, ni à être délivré des imperfections; mais à être plus humble, plus détaché de soi-même, plus mortifié, plus fortement attaché à ses devoirs, plus attentif à la volonté de Dieu, et plus dépendant de sa grâce. Or ces dispositions peuvent s'accroître en nous, alors même que notre insensibilité et nos nombreuses imperfections nous laissent croire que nous ne faisons point de progrès dans la vertu.

* IfUroduaion à la Vie dévote.

186. Pourquoi Dieu nous cache -t- il ainsi nos progrès dans la vertu?

Dieu nous cache, par miséricorde, nos progrès dans la vertu, et les couvre du voile de nos imperfections, afin que notre trésor spirituel soit moins exposé à nous être enlevé par une complaisance orgueilleuse en nous-mêmes.

Communion tiède.

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