‹ Exposition de la doctrine chrétienne (volume 2)Chapitre 463 sur 961 · La contrition est -elle nécessaire · texte numérisé non relu

La contrition est -elle nécessaire

Elle est absolument nécessaire de nécessité de moyen et de nécessité de précepte divin, pour la rémission des péchés mortels; car elle est un acte de la vertu de pénitence, qui est elle-même de nécessité et de précepte divin *.

La contrition est encore nécessaire de précepte divin , en tant qu'elle fait partie du sacrement de pénitence; elle est nécessaire de précepte ecclésiastique en ce qui regarde la confession annuelle.

9. La contrition est -elle nécessaire de nécessité de moyen à Thomme juste pour la rémission des péchés véniels ?

Oui, au moins la contrition virtuelle, c'est-à-dire la contrition qu'implique l'acte de charité; car de même que le péché mortel ne peut être remis tant que k volonté adhère au péché, ainsi en est*il du péché véniel, puisque Feflfet subsiste avec la cause.

iO. Quand oblige le précepte de la contrition ?

Ce précepte oblige, soit par lui-même, soit par accident.

Il oblige par lui-même, directement : à l'article de la mort, ou lorsqu'on s'expose, en négligeant l'acte de contrition, au danger prochain de mourir dans l'impénitence.

Il oblige par accident, indirectement : i^ lorsqu'on est en état de péché mortel et qu'on doit accomplir un acte qui exige l'état de grâce, comme l'administration des sacrements ou la réception des sacrements des vivants; 2® lorsqu'on est tenu de faire un acte d'amour de Dieu, car cet acte implique la détestation du péché; 30 quand on a besoin, comme dans les tentations violentes, de grâces particulières qu'il serait téméraire d'espérer avec l'attachement au péché.

Il va de soi qu'en (J^ehors du précçpte, il est très utile de faire souvent des actes de contrition.

11. Le précepte de la contrition oblige- 1- il aussitôt qu'on a commis un péché mortel?

Il n'oblige pas immédiatement ; quoique rester longtemps de propos délibéré en état de péché n'aille pas sans une nouvelle faute, tant à cause du mépris qu'on fait de l'amitié divine, que du danger où l'on s'expose de succomber à de graves tentations.

1 Voir n« A, p. 80».

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