DU BON PROPOS
41. La crainte de retomber dans le péché empéche-t-elle le propos d'être ferme ?
Non, car on peut avoir cette crainte à cause de l'expérience qu'on a de sa faiblesse, tout en étant bien résolu de ne pas retomber dans le péché.
Que celui donc qui croit être ferme prenne garde de tomber^,
42. La rechute après la confession prouvent- elle que le propos n'a pas été ferme?
La rechute par elle-même n'est qu'un signe de changement dans la volonté, mais non de l'absence du ferme propos.
43. Dans quels cas la rechute doit-elle inspirer des doutes sur le ferme pi^pos ?
10 Lorsque le pénitent retombe aussitôt après sa confession , et presque sans aucune résistance.
2® Lorsqu'il ne prend aucun moyen d'éviter le péché ni les occasions qui y conduisent.
44. Qu'est-ce qu'on entend en disant que le bon propos doit être universel?
On entend qu'il doit s'étendre au moins à tous les péchés mortels; car si on conservait de l'affection pour quelque péché, avec l'intention de le commettre de nouveau, on ne serait pas vraiment et totalement converti.
45. Est -il indispensable que le bon propos soit universel pour les péchés véniels?
Pour que la confession ne soit pas nulle lorsqu'on n'a que des péchés véniels à déclarer, il suffit qu'on ait la résolution d'en éviter un en particulier. Mais celui qui aime vraiment Dieu, forme le propos sincère d'éviter tous les péchés véniels délibérés.
46. Qu'est-ce qu'on entend en disant que le bon propos. doit être efficace? On entend que le pénitent doit se proposer non seulement
d'éviter le péché, mais de prendre tous les moyens de l'éviter, par conséquent de travailler à se corriger de ses mauvaises habitudes et de fuir les occasions prochaines,