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Quels sont les autres noms donnés à ce sacrement

Dans l'Église latine, ce sacrement fut appelé, tantôt le sacrement de ceux qui sortent (de cette vie), tantôt Vonction de Vhuile sainte, ou bien Yonction sacrée. Chez les Grecs, il fut nommé : Vhuile sainte, la prière accompagnée d'huile.

4. Pourquoi, dans Tordre des sacrements, l'extrême -onction est -elle placée après la pénitence?

Parce qu'elle est le complément de la pénitence, de même que la confirmation est le complément du baptême.

« Les saints Pères, dit le concile de Trente, ont regardé Textrômeonction comme la consommation , non seulement de la pénitence , mais de toute la vie chrétienne , qui doit être une pénitence perpétuelle ^ »

5. Convenait -il que Notre-Seigneur instituât l'extrême -onction?

Oui, ainsi que le déclare et l'enseigne le concile de Trente : « Comme notre Rédempteur infiniment bon , qui a voulu pourvoir en

* Sessicto XTV, Dn asorement de l'extrême -onction.

394 DE l'extrême-onction en général

tout temps ses serviteurs de remèdes salutaires contre tous les traits de toutes sortes d'ennemis, a préparé dans les autres sacrements de puissants secours aux chrétiens , pour pouvoir se garantir pendant leur vie des plus grands maux spirituels ; aussi a-t-il voulu munir et fortifier la fin de leur course par le sacrement de Textrôme- onction , comme une ferme et assurée défense. Car quoique durant toute la vie notre adversaire cherche et épie les occasions de dévorer nos âmes par toutes sortes de moyens, il n*y a pourtant aucun temps où il emploie avec plus de force et plus d'attention ses ruses et ses finesses, pçup i)pu3 perdre pjt pour nous faire déchoir, s'il pouvait, de la confiance en la miséricorde de Dieu, que lorsqu'il nous voit près de quitter la vie '. »

6. Comment établit -on que Textréme- onction est jjrj yrai sacrçpjenj ?

On l'établit : 1® Par TÉcriture sainje.

Les Apôtres oignaient d'huile beaucoup de malades, et les guérissaient^. — Quelqu'un parmi vous est -il malade? qu'il appelle les prêtres de V Église y et quHls prient sur lui, Voignant d'huile au nom du Seigneur, Et la prière de la foi sauvera le malade ; le Seigneur le soulagera, et s'il a commis des péchés, ils lui seront remis '.

Ce que dit ici saint Jacques suppose nécessairement rinstitution divine de Textrême-onction. Il parle de Ponction et de la prière faites sur un malade : qu'ils prient sur lui, Voignant d'huile ; et il ajoute : et s'il a commis des péchéfi, ils lui seront remis. L'onction et la prière sont prescrites par Tapôtre, comme le signe visible d-une grâce intérieure, qui est le pardon des péchés et le don de la justice. Or Tunioi) de deux choses si diiTérentes ne peut exister pour produire la grâce que par institution de Jésus- Christ. L'extrême-onetion est donc un véritable sacrement.

2° Par l'enseignement de l'Église .

ç Ci quelqi^'un dit que r^xfrôme-onction ft'egj; pas v^fitabUment «t ppj^ prement un sacrement ipçtitué par Notre -Seignçuf Jçsqs-Chpi^t, çt promulgué par l'apôtre saint Jacques, mais que c'est seulement un usa?^ qu'on a reçu des Pères ou bien ùnè invention humaine : qu'il soit ^n^thèmgt. »

30 Par la Tradition. Les Pères de l'Église citant le texte de saint Jacques, et faisant appel en outre à la pratique de l'Église, sont unanimes à considérer l'onction et la prière dont parle cet apôtre comme un moyen divinement établi pour le soulagement spirituel et corporel des malades.

4* Par l'usage et le consentement unapimj; ^gtpute^ leç Églises,

* Session X[V, oan. 8. — ^ Marc, vi, 13. — ? Jmq., y, 14, 18. — * Ctoncile do Trente, Se«, XIV, can. 1. •

W SJ0NE SEl^SIBLE DAJ)Î8 VfXTB&UE^WOnon 90B

latiDie, grecque, orientales, qui soat depuis plusieurs siècles sépc^rées 46 cAmmunioQ, et qui néanmoins s-aecordei^t toutes & reconoai(r9 et & pratiquer reitréme-oneUon oomme un sasrement.

Son însUintion.

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