‹ Exposition de la doctrine chrétienne (volume 2)Chapitre 556 sur 961 · Quelles sont les dispositions de convenance · texte numérisé non relu

Quelles sont les dispositions de convenance

1<» Une grande confiance en Dieu, parce que nous pouvons tout espérer de sa puissance, de sa bonté et de sa miséricorde : le pardon de nos péchés, la récompense céleste après notre mort, et encore la prolongation de notre existence, si elle est utile à la gloire de Dieu et à notre salut.

2® Une parfaite soumission à la volonté divine, parce que la volonté de Dieu est très sainte, très juste et très bonne.

28. En recevant ce sacrement est -il permis de demander la santé?

Il nous est permis de désirer et de demander la santé; mais nous ne devons pas oublier : i"" que les maladies, aussi bien que la mort, sont de justes peines de nos péchés, et en même temps des grâces de la miséricorde de Dieu, qui nous donne ainsi le moyen d'expier nos fautes ; 2» qu'elles impriment en nous l'image de Jésus -Christ soufl'rant et mourant, et nous font participer aux mérites de ses souffrances et de sa mort.

29. L*absence d'intention actuelle est -elle un obstacle à la réception de Textréme- onction ?

L'intention habituelle, et même l'intention interprétative, suffit pour recevoir ce sacrement.

On ne refuse point l'extrôme-onction môme à ceux qui ont vécu d'une manière peu chrétienne, mais qui n'ont donné, avant de perdre connaissance, aucune marque d'irréligion ni d'impiété, parce qu'on peut supposer que la grâce a touché leur cœur, et que, s'ils pouvaient parler, ils exprimeraient le désir de recevoir les secours de la religion.

« On ne doit pas moins administrer l'extrême - onction , dit le rituel , aux malades qui, ayant perdu l'usage de la parole ou de la raison , par la folie, le délire, la privation des sens, avaient demandé le sacrement, ou l'auraient demandé s'ils avaient prévu le cas , ou encore avaient donné des signes de contrition, alors qu'ils jouissaient de leur sens ou de leur raison. 7f

30. Quels sont les cas où Ton ne doit pas administrer l'extrême -onction à un malade ?

1» Lorsque le sujet n'est pas capable de recevoir ce sacrement, comme les non-baptisés, les excommuniés.

2« Lorsqu'il est manifestement indigne à cause de son impiété.

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