Que nous enseigne FËcritare sainte au siget du mariage
Dans son épître aux Éphésiens, après avoir dit que le mari est le chef de la femme, comme Jésus -Christ est le chef de l'Église, que les femmes doivent être soumises à leurs maris, comme l'Église est soumise à Jésus-Christ, et que les maris doivent aimer leurs épouses* comme Jésus-Christ a aimé son Église et s'est livré pour elle', saint Paul ajoute : « C'est pourquoi l'homme abandonnera son père et sa mère pour s'attacher à sa femme; et tous les deux ne seront qu une seule et même chair. Ce sacrement est grand, je dis en Jésus -Christ et dans l'Église^, d c'està-dire par rapport ù Jésus-Christ et à l'Église.
(( Quand on considère que Jésus-Christ a donné une nouvelle forme au mariage en réduisant cette société à deux personnes immuablement et indissolublement unies, et quand on verra que cette inséparable union est le signe de son union éternelle avec l'Église, on n'aura pas de peine à comprendre que le mariage des fidèles est accompagné du Saint-Esprit et de la grâce, et on louera la bonté divine de ce qu'il lui a plu de consacrer de cette sorte la source de notre naissance. » (Bossuet.)
12. Quels sont , au sujet du mariage , les enseignements de la Tradition ?
La Tradition confirme les enseignements de la sainte Église et ceux de l'Écriture sainte.
« Jésus- Christ est venu aux noces de Cana, pour les mettre en honneur par sa présence , et pour donner la grâce à ceux qui devaient naître ensuite. » (S. Cyrille d'Alexandrie.) — « Dans le mariage chrétien, la sainteté du sacrement vaut mieux que la fécondité... Chez toutes les nations et pour tous les hommes, le bien du mariage est dans sa fin, qui est la génération, et dans la fidélité qu'exige la chasteté; mais pour le peuple de Dieu, il consiste de plus dans la sainteté du sacrement, qui fait que la femme même qui a été répudiée ne peut se marier à^n autre homme, tant que son mari est vivant. » (S. Augustin.)
13. Qaand Jésus -Christ a-t-il institué le sacrement de mariage?
Suivant les uns, il l'institua aux noces de Cana ; suivant d'autres, il l'institua lorsqu'il sanctionna son indissolubilité ; quelques
* Seeelon, XXIV, eau. 1. — * Éphéa., v, 28-88. — ^ É^héa., v, 81, 32.