Quelles sont les dispositions éloignées
Ce sont : 1<» La préparation à Tétat du mariage par une jeunesse vertueuse et chrétienne.
Il est difficile, sans cette préparation, de remplir les graves obli^ gâtions de cet état et de supporter patiemment les peines qui y sont attachées.
2« La prudence dans le choix de la personne à laquelle on va s'unir par un lien indissoluble.
Pour le choix à faire, on doit envisager principalement les qualités de l'esprit et du cœur, les vertus naturelles et acquises, et par-dessus tout la religion, qui les garantit toutes. En second lieu, il faut avoir égard aux convenances de Tâge, de la condition et de la fortune. Les mariages disproportionnés , fruits de la passion ou du calcul, sont rarement heureux.
Dans une affaire aussi importante, on ne doit point se fier à ses propres lumières ; il faut prier, consulter, déférer surtout aux conseils des parents.
Le père et la mère donnent les maisons et les richesses; muis c'est proprement le Seigneur qui donne à V homme une femme sage ^ — La femme sainte et pleine de pudeur est une grâce qui passe toute grâce '.
3" La pureté d'intention, qui consiste à n'avoir dans le mariage d'autres vues que celles de Dieu.
Dieu a institué le mariage pour donner des enfants à la terre et des élus au ciel; pour faire, des joies et des épreuves de la vie conjugale, un moyen de sanctification; pour procurer à Thomme et à la femme unis légitimement une douce et fortifiante société, une assistance réciproque. C'est dans ces vues que doivent se marier les chrétiens.
Nous sommes les enfants des saints, disait le jeune Tobie à Sara son épouse, et nous ne devons pas twus marier comme les païens, qui ne connaissent pas Dieu ^.