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Quels sont les devoirs des époux envers leurs enfants

Ils doivent leur donner une éducation chrétienne, se rappeler qu'ils auront à en rendre compte à Dieu , et qu'en travaillant au salut de leurs enfants, ils travaillent à leur propre salut *.

Vous, pères, n'irritez point vos enfants; mais ayez soin de les bien élever en les corrigeant et les instruisant selon le Seigneur ^.

TRAITS HISTORIQUES

' Mariage. — Sage conduite d'Éliézer en choisissant une ôpouse pour Isaac, le fils de son maître. (Gen., xxiv, 10-52.) — Selon le conseil de l'ange Raphaël, le jeune Tobie passe en prière les trois premières nuits de son mariage avec Sara, fille unique de Raguel. (Tobie, vi, 18-22; et viii.) — Noces de Cana. (Jean, ii, 1-10.) — Jésus-Christ rétablit Tunitéet rindlssolubilité primitives du mariage. (Marc, x, 2-12 ; Matth., xix, 4-9.)

Devoirs des époux. — Abraham et Sara. (I Pierre, m, 6; Gen., xxin, 2-19.) — Fidélité de Judith. (Judith, viii, 4-6; xvr, 26.) — Enseignements de Tapôtre saint Paul. (Éphés., v, 22-33; I Cor., vu, 3-11.)

Virginité. — Prédilection de Jésus -Christ pour saint Jean, le disciple vierge. (Jean, xiii, 23; xix, 26, 27.) — Paroles de Notre-Seigneur sur la virginité. (Matlh., xix, 11, 12.) — Conseils de saint Paul aux premiers chrétiens. (I Cor., vu, 25-28.)

RÉSUMÉ

Le mariage en général. — l.e mariage est un sacrement institué par Notrc- Seigneur Jésus -Christ pour sanctifier l'union légitime de Thomme et de la femme, et leur donner les grâces nécessaires à leur état. — On peut envisager

* Prov., XXXI, 10-81. — * Eco»., xxvi, 1. — ' l Tim., n, 9, 10. — * Voir II« Partie, Dtvoira des parente, p. 818. — * ÉpbéB., vi, 4.

le mariage comme contrat naturel , comme contrat civil, et comme sacrement. Entre chrétiens, ]e contrat valide de mariage ne peut exister sans être un sacrement. — Le mariage est vraiment un sacrement, TÉglise l'enseigne, TÉcriture sainte rétablit, et la Tradition le confirme.

Suivant les uns, Jésus -Christ aurait institué le mariage aux noces de Cana; suivant d'autres, en sanctionnant son indissolubilité; ou bien lorsque, avant de monter au ciel , Jésus-Christ entretint ses Apôtres des choses relatives à l'état de rÉglise.

Propriétôs du mariage, -r- Le mariage a deux propriétés : Tum'té et Tindissolubilité. — Vunité consiste dans Tunion d'un seul homme avec une seule femme ; elle est d'institution divine. — Vindissolubilité consiste en ce que le lien du mariage ne peut être rompu que par la mort; elle est aussi d'institution, divine. Le pouvoir civil n'a pas le droit d'établir le divorce, parce que tout ce qui concerne la substance du mariage est en dehors et au-dessus de sa sphère. L*Ëglise peut permettre aux époux la séparation de corps.

Signe sensible dans le mariage. — D'après l'enseignement commun, la matière de ce sacrement consiste en ce que les deux époux consentent mutuellement à se donner Fun à l'autre; et la forme, en ce qu'ils consentent mutuellement à s'accepter l'un l'autre. Ce consentement doit être : !<> vrai, intérieur et mutuel ; 2^ exprimé par des signes extérieurs ; 3» relatif au présent ; 4° délibéré et volontaire. — Le consentement des parents n'est pas requis pour la validité du mariage ; et l'empêchement que la loi établit à ce sujet ne peut influer que sur les effets civils du contrat , vu que le contrat lui-même échappe à la juridiction de l'État.

Ministre et sujet du mariage. — Les époux eux-mêmes sont le ministre de ce sacrement, car la fin que Jésus -Christ s'est proposée en élevant le mariage à la dignité de sacrement n'est obtenue que par le consentement mutuel des contractants; mais le prêtre en est le témoin indispensable et donne la bénédiction nuptiale.

Le sujet de ce sacrement est toute personne baptisée sur laquelle ne pèse aucun empêchement, soit de droit naturel, soit de droit divin, soit de droit ecclésiastique. — Quoique le sacrement de mariage soit nécessaire pour donner des enfants à TÉglise, comme l'ordre pour lui donner des pasteurs, aucune loi ne prescrit le mariage à ceux qui n'en ont pas le désir et qui préfèrent vivre dans la continence. L'état de virginité est en lui-même préférable an mariage, parce que les personnes qui s'y vouent ont une plus grande ressemblance avec Notre - Seigneur Jésus-Christ, et sont plus libres de se consacrer au service de Dieu et du prochain.

Les dispositions requises pour recevoir dignement et avec fruit le sacrement de mariage sont éloignées ou prochaines. Les dispositions éloignées sont : la préparation à l'état du mariage par une jeunesse vertueuse et chrétienne, la prudence dans le choix de la personne à laquelle on va s'unir indissolublement, et la pureté d'intention, qui consiste à n'avoir dans le mariage d'autres vues que celles de Dieu. — Les dispositions prochaines sont: la science suffisante des vérités de la religion et des obligations des époux, l'état de grâce, la décence et la modestie dans la célébration des noces.

Le prêtre commence la cérémonie du mariage par une allocution, qui rappelle aux époux l'importance du sacrement et leurs principales obligations ; il inter-

roge ensuite les époux sur leur consentement mutuel; il leur dit de joindre leurs mains droites , et prononce la formule : Je vous unis, etc. Puis il asperge d*eau bénite les époux , après quoi il bénit Tanneau. Quand la messe suit le mariage, le prêtre récite, après le Paier et à la fin de la messe, des formules de bénédiction sur les époux.

Empêchements du mariage. — Les empêchentents du mariage sont des obstacles qui s'opposent à ce qu'un mariage soit légitime. On distingue les empêchements dirimants, qui rendent le mariage nul; et les empêchements prohibants, qui le rendent illicite.

11 est de foi que TÉglise a le pouvoir d'établir des empêchements an mariage, car il lui appartient de régler tout ce qui concerne Tadministration des sacre» ments , de déterminer et d'appliquer la loi morale. Le souverain pontife seul peut établir des empêchements dirimants ; les évéques peuvent établir certains empêchements prohibants dans leur diocèse. L*Ëtat, n'ayant pas le droit de légiférer sur les sacrements, ne peut imposer aucun empêchement dirimant pour les iidèles ; il a seulement le droit de régler les effets civils du mariage.

Les principaux empêchements dirimants sont : le défaut de raison et d'âge. Terreur sur la personne, l'erreur sur la condition, la violence, le lien^ le vora solennel de chasteté, les ordres sacrés, la parenté soit naturelle, soit légale, soit spirituelle, Taflinité, rhonnétetc publique, la disparité de culte et la clandestinité.

Les empêchements prohibants sont au nombre de quatre : i^ la défense de rÉglise, qui peut être générale ou particulière ; 3« le temps prohibé, c'est-à-dire le temps de TAvent jusqu'au lendemain de TÉpiphanie, et le temps de Carême jusqu'au lendemain de Quasimodo ; 3» les fiançailles avec une autre personne, quand elles n'ont pas été rompues d'un commun accord ou pour une juste cause; 4^* le vœu simple de chasteté, ou le vœu d'entrer en religion ou de prendre les ordres sacrés.

L'Église peut dispenser des empêchements de droit ecclésiastique, mais non des empêchements de droit naturel et divin. Le souverain pontife peut enlever tous les empêchements ecclésiastiques dirimants ou prohibants, dans le monde entier; et, dans leura diocèses, les évéques peuvent dispenser de certains empêchements dirimants dans les cas déterminés par le droit canon , et des empêchements prohibants, sauf ceux qui proviennent du vœu simple et de la disparité de culte entre catholique et hérétique. — Pour que la dispense obtenue soit valide , il faut que dans la demande on ne taise rien de ce que le droit ordonne de dire, ni qu'on ne dise rien qui soit faux.

Effets du mariage. — Relativement aux époux, le sacrement de mariage augmente la grâce sanctifiante, confère une grâce sacramentelle, et confirme l'unité et l'indissolubihté du contrat matrimonial. — Relativement aux enfants, le sacrement de mariage les rend légitimes et les soumet à la puissance pater* nclle.

Obligations du mariage. — Les obiigations communes aux époux à l'égard l'un de l'autre consistent à s'aimer d'un amour fidèle, chaste, patient, dévoué et surnaturel. — Le mari doit exercer dignement l'autorité qu'il tient de Dieu, traiter sa femme avec respect et pourvoir à tous ses besoins légitimes. — i^a femme doit être soumise à son mari, attachée à son ménage, modeste et simple dans ses vêtements. — Les époux doivent donner à leurs enfants une éducation chrétienne.

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