Quels sont les vêtements des ministres inférieurs
Les tonsurés et les minorés ne ' portent que le surplis ; ils peuvent être revêtus de la chape en certaines circonstances.
Les sous-diacres et les diacres portent Tamict, l'aube, le manipule; les sous-diacres la tunique», et les diacres la dalmatique ^.
Il n'y a point de différence aujourd'hui entre la tunique et la dalmatique. Ce sont des vêtements fermés par devant, ouverts sur les côtés, et dont les manches sont pendantes. Ils sont des symboles de joie et d'allégresse; aussi ne doit-on pas s'en servir aux jours de pénitence et de deuil.
Ornements épiscopauz.
29. Quels sont les ornements propres aux évéques dans leurs fonctions sacrées?
Ce sont : 4® Les tas et les sandales, de la couleur des ornements du jour. Les évoques les prennent à la messe solennelle chantée par eux, excepté à celle du vendredi saint et à celle des morts. Ils les prennent aussi toutes les fois qu'ils confèrent un ordre sacré, même dans une messe privée et non chantée.
Les bas et les sandales signifient le zèle, la prudence, le courage et toutes les vertus que le pontife doit avoir pour prêcher l'Évangile, ainsi que la protection divine dont il a besoin.
2« Les tu7iicelles, qui ne sont autre chose que la tunique et la dalmatique du diacre et du sous -diacre ; elles sont de soie mince et sans doublure, à forme très raccourcie; l'évêque les revêt sous la chasuble, toutes les fois qu'il prend les bas et les sandales.
Ces vêtements représentent la plénitude et la variété des ordres sacrés que le pontife a reçus.
3'^ La croix pectorale, que l'évêque porte aussi dans la vie ordinaire. Elle lui dit, lorsqu'il célèbre, que sans l'amour et la pratique de la croix, il ne peut porter fidèlement le joug du Seigneur.
A^ Les gants, qui sont de la couleur de l'office du jour. Ils signifient la pureté du cœur et des œuvres.
5" Vanneau, que l'évêque porte aussi en dehors des fonctions sacrées. Il signifie : 1*^ la fidélité qu'il doit à son Église ; 2» la foi vive et forte dont il doit être animé; 3» les grâces et les dons
a Vêtement des hommes libres chez les anciens.
^ Vêtement que les Romains empruntèrent aux Dalmafes,
du Saint-Esprit, qui est appelé dans les saintes Écritures le doigt de Dieu.
6° La mitre *, qui représente la coiffure du grand prêtre chez les Juifs.
Elle est comme un casque de salut qui rappelle au pontife le zèle avec lequel il doit combattre pour la vérité, et la grâce dont il a besoin pour vaincre Tennemi. Ses deux échancrures expriment la science des deux testaments que le pontife doit avoir, et les deux fanons signifient qu'il doit posséder cette science quant à la lettre et quant à l'esprit.
7» La crosse '% ou le bâton pastoral, qui a toujours été considéré, avec Tanneau, comme Tun des insignes essentiels de la dignité et de la juridiction épiscopales.
« Par le bâton, dit saint Thomas, est exprimé le soin pastoral qui doit ramener les âmes errantes, soutenir les faibles et exciter ceux qui sont lents; c'est ce que signifient la courbure de la crosse, la hampe et l'aiguillon qui se trouve au pied. »
8° Le rocket n'est, comme le surplis, que l'aube raccourcie, mais à manches étroites.
Ces manches, moins embarrassantes, disent au prélat qu'il doit être plus prompt en bonnes œuvres que les prêtres et les autres clercs. Le rochet a, en outre, les mêmes significations mystiques que le surplis.
9° La cappa magna, qui a la même origine que la chape, est un manteau en laine ou en soie violette, avec une queue traînante et un chaperon. On l'appelle magna parce qu'elle est plus ample que la chape.
lO La mozette est un camail^ de couleur violette. C'est un insigne épiscopal pour les circonstances privées, qui n'ont pas de solennité.
11^ Le grémial, pièce d'étoffe carrée de la couleur des ornements et que Ton place sur les genoux de l'évêque quand il chante la messe ou qu'il fait les ordinations.
42« Le bougeoir, qui diffère des bougeoirs ordinaires en ce qu'il a un manche plus long, et que l'on tient allumé même en plein
<^ La milrc primitive cHait une lame de métal, une bandelette d'étoffé ou une coiffure assez basse qui ceignait la tète et le front.
*> Crosse, du vieux mot latin crossa, bâton d'appui.
c Camail, abréviation de cap de mailles, capuchon de mailles; parce qu'il n'était dans le principe qu'un simple capuchon tissé de mailles.