TROISIÈME PARTIE : L'OBLATION
appelée parce que le peuple et le clergé venaient offrir pendant ce temps le pain et le vin du sacrifice. On offrait aussi d'autres objets en nature, qui pouvaient servir à l'entretien du culte et du clergé.
Aujourd'hui le pain du sacrifice est préparé sur la patène dès le commencement de la messe, et le vin apporté à Tau tel au moment de l'offertoire. Le diacre, en présentant au prêtre le pain, et l'acolyte, en apportant à l'autel la burette du vin, suppléent à l'ancienne oblation des fidèles.
4i. Tout le pain et le vin qu'on offrait autrefois étaient- ils consacrés ?
Non , on mettait à part ce qu'il en fallait pour le saint sacrifice, et ce qui restait était ensuite bénit pour être distribué aux fidèles qui n'avaient point participé au banquet eucharistique. Après la communion , le prêtre distribuait le pain , et le diacre distribuait le vin.
Le pain et le vin ainsi bénits s'appelaient eulogies, bénédictions; ils se portaient aux fidèles absents, ou étaient envoyés aux fidèles éloignés, en signe de communion.
Telle est la double origine de Voffrande et du pain hénit, usages que l'on conserve encore dans quelques églises.
45. Quelles sont les cérémonies de Toblation proprement dite?
4<» Le prêtre, prenant la patène sur laquelle repose l'hostie, l'élève un peu et récite en même temps la prière Suscipe : a Recevez, ô Père saint. Dieu éternel et tout-puissant, cette hostie sans tache que je vous offre, moi , votre indigne serviteur... »
2* Il verse du vin dans le calice et y mêle un peu d'eau, pour signifier l'union des fidèles avec Jésus -Christ, et pour figurer l'eau qui coula du côté du Sauveur sur la croix et fut mêlée à son sang.
3* Il élève le calice pour l'offrir à Dieu en récitant la prière : Offerimus: « Nous vous offrons. Seigneur, le calice du salut... » Puis il fait avec le calice un signe de croix , dépose le calice en arrière de l'hostie et le couvre de la pale.